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reardon Meuble AAetcie à vénérer!...

Inscrit le: 18 Sep 2003 Messages: 6305 Localisation: Yonne 89
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Posté le: 11 Fév 2006 21:54 Sujet du message: Recueil des Grandes Enigmes de la Gazette |
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Les Grandes Enigmes de la Gazette
Introduction et règlement par le rédacteur Razibuszouzou
Suite aux encouragements des uns et des autres, je propose donc d'organiser un grand challenge des énigmes sur toute l'année 2006. A Noël prochain sera désigné le grand vainqueur, celui ou celle qui aura résolu le plus d'affaires. Si je réussis à trouver un moyen de collecter une petite obole symbolique (disons 1 euro par participant), il pourra même y avoir un lot. Nous verrons ça plus tard...
Pour l'instant, le principe est simple : à tour de rôle nous proposons une énigme, auquel chacun doit répondre par message privé, pour laisser les autres chercher tranquillement. Ce serait bien d'en avoir une par semaine. Histoire de laisser un week-end de réflexion, on peut livrer l'énigme le jeudi et la corriger le mardi matin suivant.
Les énigmes seront abordables à tous, c'est à dire qu'elles ne doivent pas être trop mathématiques (il peut il y avoir un peu de calcul simple). Par contre elles peuvent être policières ou littéraires (le petit jeu que Petsikat avait proposé, où il fallait retrouver les pseudos cachés dans un texte, convient très bien, par exemple). Et surtout il faut qu'elles soient marrantes, originales, et si possible adaptées à notre "petit monde". Il est inutile par exemple de pomper des énigmes telles quelles sur des sites Internet, la plupart ont déjà été posées sur ce forum, ou alors il faut fortement les remanier.
Vous comprendrez bien que je ne tiens pas à me retrouver tout seul sur le coup, même si je sens que Kyrandia va filer un sacré coup de main. Alors je compte sur vous. Vous me prévenez simplement quand vous avez une énigme prête (sans me la dévoiler), et dès que possible je vous indiquerai quand vous pourrez la publier. Je préfère centraliser les demandes pour qu'il n'y ait pas 2 énigmes la même semaine, déjà que ça va être dur de tenir un an !
Voici le barème de correction :
-Ceux qui ont trouvé d'emblée la bonne réponse marquent deux points.
-Ceux qui ont trouvé une réponse partielle, et ceux qui ont eu besoin d'un indice marquent 1 point.
-Ceux qui n'ont pas trouvé ne marquent rien. (aaaarrrrggghhhh)
Il faut préciser en effet que le correcteur pourra livrer un indice par MP, s'il sent que la personne est sur la voie de la solution. S'il se rend compte que son problème est trop difficile pour tout le monde, il livrera publiquement son indice. Dans ce cas toutes les bonnes réponses seront créditées de 2 points.
Ceux qui proposent une énigme n'y participent pas, évidemment. Du coup ils se trouvent défavorisés dans le décompte des points. Je propose donc d'attribuer 2 points à l'inventeur de l'énigme. Personnellement je veux bien rester hors concours, car je risque quand même d’en pondre pas mal. Je participerai juste pour le plaisir à celles des autres.
Je compte sur vous pour faire vivre cette nouvelle rubrique, qui risque d'être réjouissante... Bon amusement à tous.
Bien que hors sujet, je ne résiste pas à l’envie de republier en guise de préambule, ce texte de Petsi, vibrant hommage aux AACiennes et aux AACiens de tous poils. (Reardon)
Enigme 0 : De la faune éthique des membres (Petsikat)
Je vous propose, dans ce texte loup phoque, pas lee tiraire pour dessous, de retrouver 21 noms de membres du forum….ils ne sont, bien sûr, que faune éthiquement écrits et librement disséqués, voire coupés par des ponctuations inopinées…..
Mais, ils sont là…..à vous de les retrouver………….
Dans ce petit patelin Guistik, à la glorieuse époque de la Saint Glinglin, au cours d'une soirée gantée nature, Sir Taki et Sir Oz échangeaient de bien curieux propos, source de quiproquos, une conversation guère linéaire …
Sir Oz, amorphe et un brin ailleurs, sirotait un kir en dialoguant avec une nounou, augmentant ainsi sa côte de sociabilité.
Il lui disait : " Permettez-moi, j'admets que mon 1er: rayure, et mon 2ème: bicolore fassent mon tout, tigre ou zèbre, mais la question reste posée ?"
Sir Taki répondit que non ! Pour rien au monde, il n'irait de nouveau vérifier ! Ni à Athènes, ni à Brig ! Chat échaudé craint l'eau froide ! Et oui ! Lors de sa dernière mésaventure, grr ! L'eau était glacée.
Sir Oz fit alors résonner son puissant et divin rire, don qu'il avait reçu de sa mère, Lady Komandeman. Oui ! il se la rappelait cette épique épopée ! Ils avaient du tout d'abord, seller eux-mêmes leur cheval, en effet, il ne voulait rien faire leur lad, rien de rien ! Leur galop les emporta près de la mare Mothe, dans la lointaine Comté Quila, qui comme chacun sait, a pour emblème un canard vert citron, laqué aux pommes.
C''est dans cette marre même que Lady Vagation – sœur de Lady Komandeman- s'était risquée, tout ça pour découvrir une perle inespérée, et y avait perdu sa babouche, cas rarissime, elle qui ne perdait jamais rien !
Aussi, sans réfléchir, n'étant pas fervents de natation, Sir Taki et Sir Oz se jetèrent dans la marre ! Zou ! "N'est pas joueur qui veut ! " crièrent-ils en chœur.
Et c'est là…au fond de la Mothe…qu'ils la virent…: une tombe, une inscription : "Ci-gît pépé, de l'Olympic et colégram "…
Pour se calmer, ils récitèrent leur alphabet.
Mais, ils durent, émus, arrivés à la lettre F, baisser les bras ; alors, il leur échappa, joue contre joue, une larmichette…..
Suite …..& …..Fin.………
Sir Taki et Sir Oz auraient volontiers prolongé cette soirée, mais ils craignaient la fatigue et la migraine du lendemain –Sir Oz le savait : il lui faudra encore prendre de l'aspirine, x fois dans la journée !-
Ils sortirent donc dans la pénombre de cette nuit de pleine lune d'hiver.
En chemin, près du pont Ifika, là, dans l'herbe rase irriguée, un lutin trépignait : " Pour passer, faites du troc ! " Habile il était, Tamar (le lutin) il ne laissait jamais passer personne. Ils échangèrent donc leur rat, innocemment, et en échange, ils reçurent une flûte et un pipeau faits des bois dormants si typiques de la Comté.
Puis, ils se hâtèrent, voyant au loin, un amas nuageux se former ne présageant rien de bon. Ils optèrent pour le pas de course, et furent bientôt devant leur homme suite homme.
Le temps de dire le sésame…..et ils furent dans leurs lits douillets….. mais……ils auraient pu en rencontrer tant d'autres encore …. : arno, gaêl, jean, martin……..
en fait, ….13, de plus qu'au tout début de leur soirée ………… après une petite trempette, si .....catastrophique …….ils s'endormirent….
Solution
Juste avant de succomber au sommeil, ils se citèrent tous les noms de ces personnes rencontrées à Gréable….un vrai moment de bonne heure … :
1 guère lin éaire … GUERLINE
2 morphe et MORPHEE
3 kir en dia KIRANDIA
4 nounou, aug NOUNOUOGG
5 j'admets JADE
6 mon tout, tigre ou MONTOUTIGROU
7 Athènes, ni ATENI
8 Brig ! Chat BRIGCHAT
9 grr ! L'eau GRELOT
10 rire, don REARDON
11 lad, rien ADRIEN
12 mare Morthe MARMOTTE
13 canard vert NARD
14 pommes POMM
15 perle inespérée PERLINE
16 babouche, cas BABOUCHKA
17 natation NAT
18 Zou ! "N'est ZOUNET
19 ci-gît pépé, JPP
20 F, baisser les bras FBC
21 chappa, joue contre joue CHAPAJOU
22 l'aspi rine, x (RINIX)
23 pénombre (OMBRE)
24 pleine lune d'hiver (YVES)
25 rase i (RAZI)
26 t roc ! " Habile i l (ROCKABILLY)
27 rat, i (RATI)
28 faits des bois (FEEDESBOIS)
29 a mas nu ageux (MANU)
30 course, (OURSE)
31 sésame (S@M)
32 lits (LEE)
33 ar no, ga êl, (NOGA)
34 jean, martin JEANMARTIN )
35 trem pette, si .....cat astrophique
Enigme 1 : Défi au détective Kyrandia (Razibus)
Pour la nouvelle année, la Gazette d'Atlantis et d'Amerzone est heureuse de vous offrir cette grande énigme littéraire et logique.
Il y a quelques jours, le célèbre détective Kyrandia surprit par hasard une conversation dans un bistro parisien. Il approchait discrètement l’oreille du paravent qui le séparait de ses voisins, afin de mieux percevoir leurs propos, quand il renversa malencontreusement le cendrier. Les quidams, s’apercevant qu’ils étaient écoutés, se turent aussitôt et continuèrent leur conversation de façon silencieuse, en s’échangeant des messages sur des petits bouts de papier, comme les élèves de Reardon quand il écrit au tableau.
Dépité, Kyrandia commanda sa boisson habituelle, un viandox à la grenadine, et partit faire pipi. Malheureusement il s’emberlificota un peu les pinceaux pour refermer sa braguette, et à son retour, les mystérieux interlocuteurs avaient disparu. Pressentant quelque chose de louche, le détective s’empressa de s’installer à leur place, afin de fouiller discrètement autour de leur table.
Quand le serveur arriva avec sa boisson, il trouva notre détective à genoux par terre, en train de fouiller au milieu des mégots et des ch’wing gums collés. Nullement gêné, Kyrandia avait même le regard triomphant, car il venait de dénicher six boulettes de papier. L'air de rien il se redressa et les déplia furtivement : il s'agissait bien des messages que les conspirateurs avaient jetés par terre à leur départ.
'Eh eh, en voilà qui auraient mieux fait d'être moins négligents", pensa Kyrandia. Et dès que le garçon tourna les talons, il disposa les 6 messages sur la table et les lus avec avidité. Voici ce qui était écrit :
1) ”Tes prévarications, tabellion, sont connues de moi... méfie-toi !” (Signé : “le folliculaire”)
2) “Pour en parler, avec le sycophante, allons chez Gautier” (Signé: “le tabellion”)
3) “Soit ! Toute médaille a son revers. N’ayons point les jetons du numismate !” (Signé : “le polyglotte”)
4) “A propos, le folliculaire soupire t-il toujours après la soeur du polyglotte ?” (Message non signé)
5) “Sycophante, n’oublie pas notre devise : un pour tous, tous pour un (moins un !).” (Signé : “Dumas”)
6) “Le polyglotte et même Dumas ne me font pas peur.” (Signé : “Verne”)
Perplexe, Kyrandia tournait et retournait la petite cuillère dans son breuvage en réfléchissant, quand il remarqua que sa tasse était branlante. Il y avait comme une surépaisseur à un endroit de la nappe. Il glissa alors prestement la main sous la nappe, renversant au passage le précieux viandox à la grenadine, et découvrit un nouveau morceau de papier, plié en 4, rédigé en ces termes :
“Monsieur le détective.
Vous sembliez intéressés par notre conversation. Alors nous vous lançons un défi.
Puisqu’il nous faut à chacun 2 épithètes homériques, pourquoi ne pas nommer “astigmate” celui de nous qui se trouve encore démuni ?
Dans ces conditions, saurez-vous découvrir qui, parmi nous, est “l’astigmate” ?”
Le pauvre détective Kyrandia n’a rien compris à tout ce charabia. Pourriez-vous aider notre ami à y voir plus clair, histoire qu’il ne s’arrache pas les quelques cheveux qui lui restent ?
Solution proposée par Grelot
J'ai fini par trouver :
Dumas est un tabellion numismate
Verne est un sycophante folliculaire
Et Gautier serait bien astigmate en sus d'être polyglotte.
Commentaires de Razi : Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur de déclarer Grelot grande gagnante de notre énigme.
Quelques explications rapides :
Il fallait d'abord déterminer combien étaient les mystérieux conspirateurs. On pouvait s'en douter avec le nombre de noms propres et le nombre d'attributs dont parlaient les messages, mais la preuve absolue était donnée par Dumas qui s'écriait "tous pour un, un pour tous", tels les 3 mousquetaires, qui étaient 4, c'est bien connu, "moins un" égale 3.
Ensuite, il fallait dresser un petit tableau, avec les 3 noms d'un côté et les 6 attributs de l'autre. Chaque message nous permettait d'exclure différents cas. Pour finir, il ne restait qu'une seule possibilité, qu'a brillamment découverte Grelot.
Enigme 2 : L’âge du capitaine (Razibus)
Au cours de l’un de ses fameux tours du monde, l’amiral Lochness, au volant de son petit sous-marin jaune, aperçoit un jour dans son périscope une vieille bouteille de rhum, flottant au gré des courants dans l’immensité de l’océan atlanto-amerzonien. Croyant tomber sur un bon cru abandonné par quelque pirate, il fait aussitôt surface et ordonne à ses hommes de s’emparer de l’objet. Une fois celui-ci en sa possession, il s’enferme dans sa cabine, sans oublier d’accrocher à la poignée un écriteau menaçant : “Interdiction absolue d’entrer, réunion de travail, secret défense”, et s’apprête à déboucher le flacon...
Lochness se lèche déjà les babines en saisissant son tire-bouchon, mais quel n’est pas son désappointement quand il s’aperçoit qu’au lieu du précieux nectar, il n’y a qu’un simple bout de papier à l’intérieur de la bouteille. “Pff, un message dans une bouteille... encore un aventurier genre Grelot qui s’est mis dans une situation impossible. Qu’il reste sur son île ou jongle tout seul dans sa jongle, je n’en ai rien à cirer.”
Mais la curiosité est plus forte que sa mauvaise humeur, et Lochness lit quand même le fameux message. C’est une lettre, écrite par un certain “Capitaine” à un ami qu’il appelle “vieux pirate”. Elle est datée du 3 mars 1983, et narre quelques détails, à première vue guère passionnants, de la vie du “capitaine”. La voici dans son intégralité :
Cher vieux pirate,
Je te remercie de tes bons voeux, même si cette année encore je n’aurai pas d’anniversaire. Il faudra attendre l’an prochain, ou dans cinq ans ! J’espère que tu vas bien toi-même. Il est loin le temps où nous faisions nos choux gras sur le dos des doryphores. De même, notre escapade à Suez, l’année de Budapest...
Bon tout ça c’est le passé. On se fait vieux. Le petit dernier de mon aîné va partir à l’armée le mois prochain. Il a devancé l’appel d’une année, comme son père. Il s’est marié à sa majorité et attend un enfant. Ca m’a rappelé mon mariage qui précéda tout juste d’une autre année la naissance de Luc, mon aîné. C‘est vrai que ça ne nous rajeunit pas. Luc s’était marié à sa majorité, comme moi, et son fils est né douze mois plus tard. C’est ça une tradition familiale!
Merci de m’avoir souhaité ma fête. Evidemment la date n’est pas difficile à retenir, lorsqu’on connaît ma date de naissance et certaines habitudes de l’assistance publique dont je suis l’enfant très indigne.
A propos, j’ai appris incidemment que mon nom venait aussi du même calendrier des Postes, lequel représentait ce jour là un tableau d’un peintre dont on m’affubla du patronyme célèbre, en y changeant seulement une lettre à cause de la couleur foncée de mon poil. Au lieu de ce nom ténébreux qui me valut si souvent le surnom de “Richard”, j’ai bien failli faire forte impression ! Qui plus est, le prénom de ce peintre est le même que le mien. J’aurais dû me faire rapin, encore que la cambriole puisse être considérée comme un des beaux-arts !
Tu vois, le moral reste bon. Je songe à me ranger des voitures, mais c’est l’administration pénitentiaire qui nous fournit habituellement notre maison de retraite, alors attendons encore. En attendant, tu passes quand tu veux. J’habite toujours dans le même immeuble que ce bon commissaire Jules - nous revoilà à “Richard”, tu vois, rien n’arrive par hasard !
D’ici là porte-toi bien et ciao vieux pirate.”
Signé : Le Capitaine
“Pff, la vie de ce gus et de ses mioches n’a aucun intérêt, s’exclame notre amiral, rangeons ça.” Et il enfourne la lettre dans sa poche...
Trois mois plus tard, de retour à terre, Lochness tombe par hasard sur un bout de papier chiffonné en cherchant le scoubidou en raphia rose-bonbon qu’il veut offrir à sa fiancée. “Oh, ce fichu message, j’avais oublié. Tiens je devrais le montrer à mon pote Kyrandia, peut-être que cela l’amuserait, lui ?”
Ainsi dit, ainsi fait. Après une nuit d’amour avec sa fiancée éperdue de reconnaissance pour le somptueux présent de son bel ami-râle, Lochness va sonner chez le célèbre détective Kyrandia en personne.
Ici je dois faire une pause, chère lectrice, pour répondre à votre question muette et pourtant assourdissante : “Comment se fait-il qu’ils se connaissent, ces deux énergumènes ? Et bien voici toute la vérité : il s’avère que Lochness et Kyrandia ont usé leurs culottes courtes sur les mêmes bancs d’écoles, dans la classe du très sévère professeur Reardon, figure légendaire de l’enseignement laïque et obligatoire (dont Madame Rowling s’est d’ailleurs inspirée pour créer le personnage du professeur Rogue). En classe, Kyrandia était spécialiste des boules puantes, Lochness des avions en papier. Mais fermons cette parenthèse nostalgique et reprenons le cours de notre histoire, au moment où le détective ouvre à son ami...
“Ah salut, Kyr. Dis, j’ai trouvé ce bout de papier dans une bouteille au large d’Atlantis. Je n’y comprends rien. Peut-être que cela t’intéressera.”
Le détective se penche alors sur la mystérieuse missive et l’examine attentivement. “Bigre, très intéressant. Il s’agit ni plus ni moins des mémoires d'un malfaiteur. Avec tous les renseignements qu’il donne, on a une chance de retrouver cet olibrius et pouvoir l’arrêter”.
Et effectivement, quelques heures plus tard, le célèbre Kyrandia, fidèle à sa réputation, révélera le nom, le prénom, la date de naissance (au jour près), et l’adresse de l’auteur de la lettre.
Et vous, chère lectrice (ou lecteur), parviendrez-vous à démasquer le “capitaine” ?
Solution
Comme vous l'avez tous trouvé, le capitaine est né un 29 février, date qui ne revient que tous les 4 ans. Il est donc né une année bissextile.
Pour calculer son âge, c'était un peu plus difficile, il fallait bien faire attention. En fait il fallait remonter le temps, en partant de ce que nous savons sur le petit-fils, puis le fils, puis le capitaine lui-même.
La lettre nous dit que le petit-fils a devancé l'appel d'un an. Or l'âge normal du service militaire était 20 ans. A l'époque où le capitaine a écrit sa lettre, son petit-fils a donc 19 ans. La lettre est datée de 1983, donc le petit-fils est né en 1964.
Le petit-fils est né un an après le mariage du fils. Celui-ci s'est donc marié en 1963. "A sa majorité" nous dit-on. A l'époque, la majorité était à 21 ans. Donc Luc, le fils du capitaine, est né en 1942.
Enfin, le capitaine lui-même s'est marié un an avant, en 1941. Il avait à l'époque tout juste 21 ans, il est donc né en 1920.
La tradition de l'assistance publique est de baptiser les enfants du nom du saint du jour de naissance. Le 29 février est la Saint Auguste. Le capitaine s'appelle donc Auguste, qui est également le prénom du peintre Renoir. On change une lettre, et hop, le capitaine s'appelle Auguste Lenoir. D'où les références à son poil sombre et à la station de métro Richard Lenoir.
Quant à son adresse, il habitait le même immeuble que Jules Maigret, c'est à dire au 132 (ou 130, les 2 traditions sont acceptées) boulevard Richard Lenoir, Paris 11ème.
CQFD.
Enigme 3 : Le parchemin japonais (Kyrandia)
Grelot a ramené d'une de ses expéditions au Japon, ce mystérieux parchemin. Bien sûr, elle a facilement décrypté ce dialecte bizarroïde. Elle nous propose de compléter une phrase, dans laquelle il y a déjà quelques lettres de placées.
Amis atlantzoniens, je vous propose de m'envoyer la phrase en sms de Grelot par message privé.
Je donnerai la solution dans quelques jours, ainsi que les heureux gagnants.
Solution
Derrière ce fameux parchemin Japonais de 9*9 cases se cache un jeu très à la mode en ce moment le « sudoku »
Certains petits plaisantins se sont d’ailleurs amusés à faire des jeux de mots plus ou moins subtils sur la prononciation « sudoku ».
Impossible, donc, de résoudre l’énigme sans connaître ce jeu d’origine japonaise, très en vogue.
Je m’excuse donc, auprès des aventuriers qui ont cherché en vain.
Je ne vais pas décrire les règles du sudoku, il y a de nombreux sites sur Internet qui en cause, c’est juste un jeu de logique où il faut compléter une grille par des chiffres allant de 1 à 9.
J’ai juste fait une variante où les chiffres sont remplacés par des « avatars »
Je vous livre la solution que m’a envoyé le très vénérable Razibus :
J'ai d'abord dressé le tableau d'équivalence entre chaque pseudo, son initiale, et un chiffre :
Adrien = A =1
Babouchka = B =2
Grelot = G = 3
Isys = I = 4
Jade = J = 5
Lochness = L = 6
Morphée = M = 7
Perline = P = 8
Razibus = R = 9
Du coup la grille devient un Sudoku classique, que j'ai résolu ainsi :
Je reporte ensuite les 9 cases verts foncées, dans l'ordre où je les rencontre (dans le tableau ci-dessus elles sont notées en rouge). Cela me donne la série de chiffres suivante : 7 - 4 - 3 - 1 - 6 - 8 - 1 - 6 - 1, qu'il suffit de remplacer par les lettres correspondante pour obtenir le mot mystère : MIGALPALA
Ce qui, en langage « sms » Grelot, signifie : "Tout est OK, les mygales ne sont pas là"
Enigme 4 : Où est passée, Babou ? (Razibus)
Mesdames et messieurs, l’heure est grave. Babouchka a disparu. Elle s’est littéralement volatilisée. Eh oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est l’abominable vérité ! Voici le récit des événements.
A son retour du travail, Monsieur Babouchkof a découvert la maison déserte, alors qu’à cette heure là sa chérie est toujours en train de cuisiner quelque petit plat dont elle seule connaît le secret. Pour augmenter son désarroi, il règne dans tout le domicile un capharnaüm épouvantable, tout est sens dessus dessous. Et aucun mot ne signalant où elle est.
Affolé, Monsieur Babouchkof téléphone à toutes les copines : Grelot, Morphée, Ateni, Petsikat, toutes y passent, et toutes lui font la même réponse : non, elles n’ont eu aucune nouvelle aujourd’hui. En désespoir de cause, il téléphone alors au célèbre détective Kyrandia, qui lui promet de venir toutes affaires cessantes.
-"Je pense que Babouchka s’est débattue avant d’être enlevée. Regardez ce bazar, monsieur Kyrandia”, dit le maître de maison en accueillant l’illustre détective. Il lui montre alors tous les objets hétéroclites éparpillés dans le salon. Ses chers jeux d’aventure, d’habitude si bien rangés sur une étagère qu’il avait confectionnée lui même grâce aux fiches bricolage de la Gazette, sont étalés à terre. A côté, un petit tas de poussière noire, venant de la cheminée probablement. Et puis une boîte de réglisse de marque “Zan”, une vasque renversée, celle qui sert d’habitude à apporter les fruits à table, et une poignée en osier, arrachée sur un vieux panier.
Dans la cuisine, ce n’est guère mieux. Au milieu de l’évier ils découvrent la vieille photo de tonton Jean, qui se retrouve inexplicablement à proximité d’un navet et d’un bol de faïence rempli à ras bord.
Sur la table ils contemplent abasourdis le geai empaillé qui trône normalement au dessus de la cheminée, une hache à bois, un paquet de thé, un billet de banque, une paire de bas, un tau d’architecte, un verre à eau (vide), et une poignée de nouilles éparpillées sur une carte postale envoyée par Ombre, représentant une baleine à l’embouchure du Saint-Laurent (“Orque épaulard” est-il précisé au dos).
Ils se précipitent dans la chambre. Ici encore règne un désordre inextricable : un foulard de soie par terre, à côté d’une photo représentant un sein de femme. Sur le lit, une énorme trace de pas poussiéreuse, un morceau de corde barré par un gros noeud, la petite canadienne dont ils se servent pour aller chaque été au camping des flots bleus à Malo-les-bains, une autre trace de pas, deux fers à repasser, un dé à coudre et une boîte de bonbons marqués “Bêtises de Cambrai”.
Dans la salle de bain ils découvrent une datte sucrée collée au fond de la baignoire, une estampe représentant un cerf pourchassé revenant vers la meute à ses trousses et intitulé “le retour”, une bouteille de rouge (un bon cru, note Kyrandia), une poignée de fèves et un pot de rillettes.
Quand ils ont exploré toutes les pièces de la maison Kyrandia s’exclame :
-“Nous avons oublié les toilettes”.
-“Ils n’auraient quand même pas osé...” répond Monsieur Babou en ouvrant la porte...
Que nenni : sur la cuvette des WC, ils tombent nez à nez avec une nouvelle série de jeux d’aventures sortis de leurs boîtes, empilés sur un tas de partitions musicales. “Ce sont des thèmes de mon invention, commente le maître de maison (il faut vous expliquer qu’il lui arrive de composer des petits airs gais et sautillants dans le genre brutal-death-metal), que font-ils là ?”. Enfin, ils remarquent au sol un paquet de tabac et quelques traces de terre humide.
Accablé à la vision de tant d’horreurs, monsieur Babouchkof revient s’effondrer dans le canapé du salon.
-“Oh la la, ma pauvre crevette en sucre d’orge, où est-elle à présent ? Et sa maison toute chamboulée, elle qui aime tant l’ordre, qui est si méthodique, si elle voyait ça... Ah si je tenais les salopards qui l’ont enlevée, je leur ferais bouffer...”
Notre détective l’interrompt alors doucement :
-“Dites, je crois me souvenir que votre épouse apprécie les énigmes et les jeux d’esprit, non ?”
-”Certes, mais je ne vois pas le rapport...”
-”Eh bien j’ai peut-être une explication...”
Et vous, savez-vous ce qu’est devenue Babouchka ? Où est-elle ? Va t’elle revenir un jour, et, si oui, à quelle date ?
Solution
Babouchka n'a pas été enlevée. Elle a simplement laissé dans sa maison un rébus géant indiquant où elle était. Elle a en effet disposé des JEUX, de la SUIE (poussière noire venant de la cheminée), une boîte de ZAN, une VASQUE, une ANSE, ce qui peut se lire "Je suis en vacances". (Bon c'est un peu approximatif, je vous l'accorde ...)
Dans les autres pièces, on trouvait :
JEAN NAVETS Ras-le-bol
GEAI HACHE THÉ UN BILLET, DEUX BAS TAU, VERRE NOUILLES ORQUE
SOIE SEIN PAS NOEUD TENTE PAS DEUX FERS DÉ BÊTISES
DATTE RETOUR VIN FEVES RILLETTES
JEUX THÈMES TABAC BOUE
En définitive, son message était donc :
"Je suis en vacances. J'en avais ras-le-bol. J'ai acheté un billet de bateau vers New-York. Sois sympa, ne tente pas de faire des bêtises. Date retour, 20 février.
Je t'aime. Ta Babou"
Enigme 5 : Le télétransporteur (Kyrandia)
C'est la catastrophe Manu a joué les apprentis sorciers, et ne s'y retrouve plus dans ses boutons Il va encore avoir besoin de vous.
Bon je vous explique :
Les habitants d’Atlantis sont, comme vous le savez, de grands aventuriers.
Ils n’hésitent pas à visiter toutes les planètes qui constellent l’univers.
Le grand Manu-tou s’occupe de faire voyager ce beau monde, grâce à une machine de son invention : le TELETRANSPORTEUR.
Cette année, tout le monde avait décidé pour ses vacances d’aller explorer en couple une bien belle planète aux nuances bleues...
- Pomm et Razibus sont inséparables depuis que Razibus, voulant faire comme Issac Newton, s'est pris une Pomm sur la tête.
- Twinkie et Rinix ne se quittent plus depuis qu'ils ont inventé leur fameuse recette de Twix au Kiri.
- Morphée et Montoutigrou, toutes deux friandes d'expressions rares, veulent partir ensemble à la recherche des exquis-mots.
- Fbc et Grelot se sont découvert une passion commune pour la musique Brutal-Death-Metal Elles ne loupent jamais un concert de leurs groupes fétiches, "Killer Ethyl" ou "J'ai perdu la boule, qui est-ce ?".
- Petsikat et Guerline, ont décidé de guetter ensemble l'apparition de la poésie dans le quotidien Même qu'elles sont pas couchées...
- Nat ne lâche plus NounouOgg, depuis qu'elle sait que celle-ci est la seule ogresse dans le monde qui garde les enfants au lieu de les manger, une nounou-ogre, quoi.
- Babouchka et Lorearte adorent les voyages en téléphérique vers des îles désertes où il faut remettre en marche des mécanismes poussifs à-la mord-moi-le-nœud. Hélas, des pays comme ça, ça ne pousse pas sous le sabot d'un cheval, alors elle se rabattent parfois sur des contrées plus classiques.
- Ateni et Carole ne décollent plus l'une de l'autre depuis qu'elles ont décidé de faire candidature commune au jeu des chiffres et des lettres (Carole s'occupant des chiffres, et Ateni des lettres), en se faisant passer pour 2 soeurs siamoises Elles s'entraînent tous les jours à rentrer leurs 4 jambes dans un même pantalon, mais c'est vraiment pas commode.
Malheureusement Manu s'est trompé dans la programmation de sa machine à télétransporter, et tout le monde s'est retrouvé séparé de sa "moitié" : le frère n'est plus avec la soeur, la mère a perdu sa fille, et les meilleures amies sont déchirées.
Saurez-vous aider Manu à programmer à nouveau le clavier de son TELETRANSPORTEUR, de telle sorte que chaque couple se reforme ?
Ci joint une drôle de photo satellite et quelques chiffres déjà placés.
A vous de trouver les chiffres manquants, en expliquant comment vous les avez obtenus.
Solution
Une fois n'est pas coutume, cette énigme était purement géographique : Révision de l'Europe obligatoire.
Il fallait donc éviter de tomber dans le piège du blabla autour de l'énigme.
L'auteur talentueux du blabla, qui n'a pas son pareil pour brouiller les pistes, se nomme Razibus, vous aurez peut-être reconnu sa patte.
Voici la solution proposée par Morphée avec son optimisme habituel :
Bon ben j’ai révisé ma géographie et j'ai pu ainsi mettre le nom de chaque pays pour chaque avatar - jusque là ça va - c'est après que ça se complique car au niveau des chiffres j'avoue que je patauge..... mais bon je vais quand même te donner ce que j'ai pu trouver :
j'en ai déduit que Pomm qui est en Italie va rejoindre Razi en France et de ce fait devra passer une frontière
Fbc qui est en suisse rejoindra Grelot aux Pays Bas (2 frontières)
Guerline en Belgique ira en Espagne rejoindre Petsi (2 frontières)
Aténi au Danemak ne passera qu'une frontière pour rejoindre Carole en Allemagne -
Montou en Belgique rejoindra Morphée en Autriche (2 frontières)
Lorearte au Portugal fera le voyage jusqu'en Suisse pour rejoindre Babou (3 frontières à traverser)
et Rinix quittera le Portugal pour le Danemark où l'attend Twinkie (4 frontières)
ce qui donne : 1 - 2 - 2 - 1 - 2 - 3 -3 – 4
Enigme 6 : Mais qui donc a volé la lunette du Père Iscope ? (Morphée)
Branle-bas de combat cette semaine au couvent de la Chapelle Sans les Mains. En effet, après une petite réception offerte samedi, à l’occasion des 80 ans du Père Iscope, à laquelle d’ailleurs plusieurs membres du forum ont participé, celui-ci s’est aperçu que sa toute nouvelle lunette, cadeau des Pères, des Mères, des Frères et des Sœurs, avait disparu……… C’est en effet, après le départ de ses invités, alors qu‘il était allé à sa salle de bain pour faire ses ablutions nocturnes qu’il a découvert que sa lunette rose bonbon, agrémentée de petits anges bleu pastel, qui trônait depuis le matin sur sa cuvette de WC avait disparu…..
Le père supérieur, après concertation avec Mamie Fbc, toujours mère supérieure du dit couvent, en attendant son remplacement qui tarde à venir, et veillant toujours aussi jalousement sur ses nonnes nettes et ses religieuses pas tentées, a tout de suite fait appel au célèbre détective Kyrandia, dont la réputation n’est plus à faire. Mais malheureusement, celui-ci n’a pu se rendre sur les lieux, actuellement occupé à consoler M. Babouchkhof qui a bien du mal à se remettre de la perte momentanée de sa Babouchka disparue vers d’autres horizons (il s’est d’ailleurs enrhumé à force de marcher pieds nus).
Afin d’éclaircir ce mystère il a envoyé sur les lieux une de ses consœurs, qui n’est autre que la fille d’Hector Gramme, un de ses grands amis.
(Je fais ici une petite parenthèse pour vous parler de la famille Gramme même si cela n’a pas de rapport avec la lunette du Père Iscope, mais néanmoins, ça permet de situer un peu mieux les personnages. Donc, Monsieur Hector Gramme, très gros homme d’affaires possédant une entreprise de balances (dont je tairai le nom) veuf depuis pas mal d’années, a deux filles - Anna Gramme (celle qui nous intéresse) très experte dans l’art de démêler tous les maux et Mily Gramme, la cadette qui suit les traces de son père, et pèse déjà pas mal dans l’entreprise familiale - fin de la parenthèse).
Anna Gramme s’est donc rendue au couvent ayant pour mission de rendre compte au détective Kyrandia de ses investigations.
Anna fit donc sa petite enquête, à la suite de quoi, les membres de la communauté du couvent furent très vite mis hors de cause - tout comme les membres du forum - Jade et Guerline avaient passé leur temps à servir la mousse au chocolat laissant les tartes à Pomm - Ateni et Petsikat avaient amené leurs dicos et avaient échangé des mots toute la soirée - Razi avait fait une brève apparition accompagné de sa calculette électronique avec appareil photo intégré et de son crayon télescopique, occupé à calculer les probabilités de chance qu’avait chaque membre participant au concours d’énigmes, de gagner le gros prix, à savoir la somme de 100.000 roupies de sansonnet (le problème est que personne ne connaît actuellement la valeur de la roupie de sansonnet, mais qu’importe le tout étant de participer) - Grelot entre deux cuillerées de mousse au chocolat et deux morceaux de tarte aux pommes avait raconté ses aventures rocambolesques dans la forêt amerzonienne, narrant avec force détails l’accouplement de deux mygales géantes dont la femelle plutôt vorace se reput de son adversaire quand elle en fut repue. Quant à Nounou, Carole, Nat et Twinkie, telles les trois mousquetaires, toujours en quête de nouvelles aventures, ayant obtenu la permission de visiter les sous-sols du couvent, elles étaient parties en exploration, espérant dénicher quelques portes secrètes ou dérobées pouvant les emmener vers des souterrains mystérieux…Que tout le monde se rassure, elles ne sont tombées dans aucune oubliette et nous sont revenues bredouilles mais quelque peu poussiéreuses.
Tout ce petit monde n’avait, en aucune manière, eu accès aux toilettes du Père Iscope, la Mère Icque leur ayant très gentiment offert d’utiliser les siennes en cas de besoin, ce qui leur avait fait regretter l’absence de Babouckha….. (Là j’avoue que je n’ai pas saisi le rapport mais bof...)
Il ne restait plus, tout compte fait, que sept personnes, les sept amis du Père Iscope, invités personnellement par celui-ci et les seuls suspects pouvant éventuellement avoir dérobé la fameuse lunette ; à savoir :
Mademoiselle Eva DROUILLEUSE
Mademoiselle Ella PAMIDCULOTE
Monsieur Sam GRATTOUILLE
Monsieur Célestin PICASSIETTE
Monsieur Ivan SACCAMELOTE
Monsieur Justin PTICASSTETE
Monsieur Isidore SOUMACOUETT
En effet, ils avaient tous pris leur repas à la table du Père Iscope en compagnie du Père No et, d’après le Père No qui lui, n’avait pas quitté la table, ils s’étaient tous absentés au moins une fois pour se rendre dans la salle de bains particulière du Père Iscope.
Anna entreprit donc d’interroger une nouvelle fois les suspects à la suite de quoi, elle envoya un petit mot à Kyrandia qui disait :
«J’ai résolu le mystère de la lunette du Père Iscope qui en fait n’en était pas un. Il s’agissait tout simplement d’une petite blague faite par une des personnes qu’il avait invitées. Celle-ci avait imaginé ce petit coup tout simplement pour faire une bonne plaisanterie au Père Iscope avec bien sûr l’intention de lui rendre sa lunette………La lunette a d’ailleurs été retrouvée et rendue à son propriétaire - dans le même état qu’il aurait souhaité la retrouver - Néanmoins, , vu que c’est moi qui ai fait tout le boulot, je ne te livrerai pas le nom du ou de la « coupable » Sachant combien tu aimes les énigmes et connaissant ta perspicacité, je te laisse le soin de le découvrir…Lettre suit avec quelques indices… »
Quelques heures plus tard, Kyrandia recevait la dite lettre…….
Mon cher Kyrandia,
J’espère que tu n’auras pas trop de mal pour décoder le petit message joint. Prends ton temps…Avec la lettre, je te joins également une enveloppe dans laquelle tu y mettras le nom de la personne qui, d’après toi, est l’auteur de ce petit larcin. Je suis sur le départ. Je boucle mes valises puis je prends le train. D’après la dernière lettre que ma sœur m’a envoyée, elle me dit m’attendre de pied ferme. Pourquoi !!! Nous ne nous voyons pas souvent et comme chaque hiver, je vais la rejoindre à Meaux dans la demeure familiale. J’aurais dû lui envoyer un message mais mon portable est en panne. J’espère pour une fois, qu’elle n’aura pas fait de bêtises et que je vais la trouver en pleine forme.
Je pense y séjourner jusqu’à l’été.
Bises, Anna Gramme
PS. Et surtout n’oublie pas de me remettre le nom que tu auras trouvé dans l’enveloppe (le bon de préférence). Pour mes honoraires, tu peux m’envoyer un chèque à l’ordre de……., je plaisante bien sûr, tu me connais, toujours le mot pour rire, ce n’est pas comme ma sœur Mily toujours aussi mélo…..
À cette lettre était joint le dit message plutôt bizarre et ainsi formulé :
LZHR PTH CNMB LZMHFZMBZ BD ODSHS BNTO RZLDCH CZMR KD BNTUDMS
Kyrandia réfléchit longuement et s’exclama soudain, imitant Rati, « Bon sang mais c’est bien sûr !!!! »…..
Serez-vous aussi perspicace que Kyrandia et pourrez-vous me dire qui a emprunté la lunette du Père Iscope et bien sûr comment vous l’avez deviné.
Solution
L'énigme était bien sûr basée sur l'anagramme vu que c'était cette brave Anna Gramme chargée de l'enquête - j'avais un tout petit peu "corsé" la phrase à trouver mais qui n'a pas posé de problème à voir les réponses pour trouver, il y avait bien sûr les indices dans la lettre qui était en fait un rébus - beaucoup n'ont pas eu besoin d'y avoir recours et d'autres ont d’ailleurs trouvé des indices qui n'en étaient pas comme "mily mélo" (j'avais juste essayer de faire un petit jeu de mots) mais bof, le tout était de trouver....
Je vous donne quand même les indices qui étaient dans la lettre (j'ai eu assez de mal à les y mettre) :
Mon cher Kyrandia
J’espère que tu n’auras pas trop de mal pour décoder le petit message joint. Prends ton temps…Avec la lettre, je te joins également une enveloppe dans laquelle tu y mettras le nom de la personne qui, d’après toi, est l’auteur de ce petit larcin. Je suis sur le départ. Je boucle mes valises puis je prends le train. D’après la dernière lettre que ma sœur m’a envoyée, elle me dit m’attendre de pied ferme. Pourquoi !!! Nous ne nous voyons pas souvent et comme chaque hiver, je vais la rejoindre à Meaux dans la demeure familiale. J’aurais dû lui envoyer un message mais mon portable est en panne. J’espère pour une fois, qu’elle n’aura pas fait de bêtises et que je vais la trouver en pleine forme. Je pense y séjourner jusqu’à l’été.
Bises,
Anna Gramme
P-S. Et surtout n’oublie pas de me remettre le nom que tu auras trouvé dans l’enveloppe (le bon de préférence). Pour mes honoraires, tu peux m’envoyer un chèque à l’ ordre de……., je plaisante bien sûr, tu me connais, toujours le mot pour rire, ce n’est pas comme ma sœur Mily toujours aussi mélo…..
LZHR PTH CNMB LZMHFZMBZ BD ODSHS BNTO RZLDCH CZMR KD BNTUDMS
ce qui donnait :
MAIS QUI DONC MANIGANCA CE PETIT COUP SAMEDI DANS LE COUVENT
S I C A E T P I S E T l'anagramme de P I C A S S I E T T E
Enigme 7 : Nat déménage (Razibus)
Nat est toute contente. Elle emménage aujourd’hui dans son nouvel appartement en plein centre d’Atlantis. Il est très lumineux, avec de grandes baies vitrées de chaque côté. Oh bien sûr ce n’est pas très grand, mais l’emplacement est tellement chouette, à deux pas des commerces essentiels. La parfumerie Soins-soins est au coin de la rue, la boutique d’exquis-mots “chez Morphée” juste en face. La petite épicerie de Jpp la fournira en tarama et autres mets tropicaux qu’elle affectionne, et elle pourra acheter sa Gazette quotidienne au kiosque du boulevard Manu2000. De son petit paradis, Nat aura vue à la fois sur le zoo vers l’est, et sur le casino vers l’ouest.
Elle a longtemps hésité sur la façon d’aménager les deux pièces. Mettre la chambre du côté ouest était bien tentant : le soir avant de se coucher, elle aurait pu observer le ballet des limousines devant le casino et guetter l’apparition des stars du moment. C’est vrai qu’elle rêve d’apercevoir le chanteur Rockabilly, le nouveau tombeur de minettes, accompagné de son impresario, une grosse légume du show biz nommée Vegetable Man. Pour la petite histoire, rappelons que ce dernier se ballade toujours avec un oignon sur la tête, dans le but de faire pleurer les fans.
Nat serait curieuse de voir en chair et en os les nouvelles coqueluches d’Atlantis, comme la jeune milliardaire Pomm, qui a fait fortune en quelques semaines avec sa recette de tarte aux mygales et qui parle de racheter les ordinateurs Apple ; comme la pétillante Petsikat, inventrice de cette nouvelle boisson qui fait fureur en Atlantis, j’ai parlé bien sûr du Petsikola ; ou comme la récente gagnante à la loterie atlante, Mme Babouchka, qui revient d’une croisière mouvementée à Nouille Orque. Elle aurait des chances d’entrevoir aussi la magicienne Twinkie, capable d’enfermer un éléphant dans une bulle de savon et de le faire s’envoler en soufflant dessus, les fameuses soeurs siamoises Carole et Ateni au pantalon étonnamment large, l’exploratrice Grelot et sa collection de sabliers, madame le professeur Lorearte qui a toujours une époque d’avance, le sévère professeur Reardon et ses carnets de punitions, le détective Kyrandia et ses tableaux remplis de signes cabalistiques, ou même Mère Fbc avec ses jolies cornettes, qui aime s’encanailler de temps en temps au casino. Bref, il est impossible de citer tout le monde, tellement le gotha atlante est riche de personnages captivants.
Mais le tohu-bohu de la jet-set risquait d’être fort bruyant : les portières qui claquent, les cris des admirateurs, les gens éméchés, j’en passe et des meilleures.
Finalement Nat s’est donc décidée pour dormir du côté du zoo, à l’est. Bien sûr elle sera réveillée dès potron minet par les hennissements des licornes, les feulements des griffons, les barrissements du zébrâne qui essaye d’aller à la selle, le chant du boue-thon qui fait ses vocalises, les flammes du phénix qui renaît de ses cendres ou les fourmis qui crohondent. Mais de toute façon elle aime se lever tôt. Le choix est fait, ce sera donc le salon à l’ouest, la chambre à l’est.
En sortant de la fac, Nat se précipite vers son nouveau domicile, le coeur léger car les déménageurs ont déjà tout installé selon ses recommandations : d’un côté son lit avec de jolis draps à fleurs, sa grande armoire pour sa copieuse garde-robe, et son imposante télévision pour regarder les feux de l’amour dont elle ne loupe jamais un épisode. De l’autre côté, le salon avec le canapé, le piano et la table ronde pour inviter sa copine NounouOgg. Elle est bien contente car tous ces meubles sont fort encombrants, elle ne se voyait pas les transporter seule. Déjà qu’ils rentrent pilepoil dans les pièces...
Au moment où elle insère sa clé dans la serrure, elle a quand même une légère appréhension : “J’espère qu’ils ont bien suivi mes consignes”.
Elle pointe le nez dans le couloir, tourne la tête à gauche, aperçoit une forme sombre... Le piano, catastrophe ! Les déménageurs se sont trompés, ils ont inversé l’emplacement du séjour et de la chambre ! Il va falloir tout remettre à sa place, ce qui ne va pas être simple avec ces pièces minuscules et ce fichu couloir où deux meubles ne peuvent même pas se croiser. Heureusement que la petite cuisine permet d’en entreposer un provisoirement.
Voici le plan de l'appartement tel que l'ont laissé les déménageurs :
“Houlà ma fille, ce n’est pas le moment de paniquer, se dit Nat, il faut d’abord réfléchir ; comment vais-je procéder pour intervertir mes 6 meubles en faisant le moins de déplacements possible ?”
Pourriez-vous aider Nat en calculant pour elle le nombre minimal de déplacements nécessaires pour inverser sa chambre et le séjour ?
Ne tenez pas compte de la disposition des meubles dans chaque pièce, Nat s’en fiche un peu d’avoir son lit à gauche ou à droite, pourvu qu’elle ait un lit dans la bonne pièce. Je précise aussi que si on dépose provisoirement un meuble pour aller en chercher un autre, on comptera un nouveau déplacement quand il s’agira de le reprendre.
Les plus courageux d’entre vous pourrons chercher pour le plaisir (cette question ne donnera lieu à aucun point supplémentaire) combien d’opérations sont nécessaires pour faire une rotation exacte des meubles, c’est à dire pour que le canapé, qui est au sud de la pièce est, prenne place au nord de la pièce ouest.
Voilà. C’est une énigme pour ceux qui ont l’esprit pratique et qui s’intéressent à la décoration intérieure. Une énigme toute féminine, quoi... Réponse en MP. Correction mercredi 15 fèves-rillettes. Bon amusement (je vous conseille de prendre des ciseaux et de découper les meubles).
Solution
La solution, c'était 17 déplacements. Voici le schéma :
Bien entendu, tous les schémas obtenus par symétrie étaient valables, en particulier, vous pouviez commencer par mettre le piano dans la cuisine et non l'armoire. Pour une rotation dans l'ordre des meubles il fallait 22 déplacements. _________________
Quaere et invenies |
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 08 Mar 2006 22:55 Sujet du message: |
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Enigme n°8 : Mystification au couvent (Reardon)
La congrégation des Sœurs de la Sainte Plombe est en émoi. Fin janvier, la Mère Supérieure Fbc a été affectée en tant que Grand-Mère Sup auprès de sa Sainteté Ben I Thiers au rayon joints et soupapes. Pour diriger la communauté, l’évêché a nommé en sa place et en qualité de successeuse de sa prédécesserice la Mère Supérieure Euphrosine Ozitouard, ancienne dame pipi au cabinet archiépiscopal de Digne et Gap Dieulefer. Dès le lendemain de sa prise de fonction au couvent de La Chapelle, la nouvelle Mèresup qui souffre d’une gastroentérite congénitale, s’est trouvée confrontée à un problème aussi douloureux qu’épineux. Vous comprendrez son embarras si j’ose dire, quand vous saurez qu’elle découvrit que son apothicairerie était en rupture de stock d’Imondium. Pourtant tout pour elle se présentait bien jusque là.
Comme à son habitude, dès le 8 février, un mercredi matin, elle prépara -comme elle le faisait depuis soixante ans pour elle- pour le ravitaillement de ses Sœurs, nonnes et nonnettes, une liste de courses. Elle envisageait alors de la mettre sous le coude jusqu’au vendredi 10, jour où Sœur Guerline devait se rendre à la pharmacie de la cité dans sa nouvelle 2CV agrémentée d’une capote démontable, tout en cédant au péché de gourmandise : elle profite en effet de cette sortie croix verte, mise à l’honneur sous le précédent régime, si j’ose dire, pour dévorer des petits fours, qui pourtant lui donnent des brûlures d’estomac, mais chut !
Cette liste précieusement conservée et dissimulée dans son missel peut en effet être remaniée et complétée à mesure que de nouveaux besoins, si j’ose dire, apparaissent dans la communauté : Loupéramide en gellules, Bazilor Gandi en infusions, Schmecta en sachets pour son usage personnel, et pour ses soeurs : dragées Fuchsia, pastilles Riennyfie, Préparation H-Ouille et autres friandises qu’elle seule se charge de distribuer, toujours à l’écoute des bruits de couloir de ses nonnes ; et seule Mère Morphée, la tourière (qui fait également office de scribe), sait l’entregent en plus d’être dans la confidence.
Mais figurez-vous qu’en se rendant à vêpres le jeudi 9, la mère Euphro fut prise de l’irrésistible envie, si j’ose dire, de faire une halte aux commodités dans le dessein sans doute de satisfaire quelque besoin parfaitement naturel, lié il va sans dire au fonctionnement incontrôlable de son appareil gastrique. On sait l’impertinence qui règne au couvent et qui pratiquement dès sa prise de fonction valurent au mal dont souffrait la mère supérieure le surnom railleur de tord boyau de la tantine. Mère Euphro fut donc contrainte de se séparer quelques instants du livre pieux. Elle le coinça comme à l’ordinaire, c'est-à-dire dix-neuf fois par jour, entre les jambes de Sainte Laurence Pasirot, patronne des patrons, de crainte que l’objet saint ne passât par la lunette ; celle-ci, entre parenthèse, étant la copie conforme de celle du père Iscope, confesseur bipolaire à l’Auguste Siège, mais ceci est une autre histoire.
Quelle ne fut pas sa stupeur en reprenant l’ouvrage de constater que non seulement une main sacrilège s’était glissée sous la toge de la sainte, que le fermoir du pieux manuel avait été forcé - une atteinte à sa propre dignité! si j’ose dire -, mais pis encore, qu’on avait substitué à la si nécessaire liste une autre liste sans commun rapport avec la première, qui plus est codée, un véritable gastrilège en quelque sorte.
Etouffant sa colère et sa honte, elle n’hésita pas à réunir sur le champ si j’ose dire, en fait dans le parloir, les Soeurs de la Sainte Plombe (dont la devise est : Vivement Sainte Plombe qu’on s’tire !) afin de tenter de découvrir la responsable de ce larcin. Elle menaça même, si personne ne se dénonçait, d’introduire à titre de membre honoraire et sans protection, le détective Kyrandia dont la réputation n’est plus à faire. Les vierges si j’ose dire, murmurèrent un instant mais il semble difficile d’interpréter ces chuchotements.
Le silence, un silence pesant où culpabilité et incompréhension se mêlaient, était retombé, quand la porte s’ouvrit brutalement, et toutes sursautèrent. Elles n’auraient pas été soulagées davantage par l’entrée du Sauveur en personne. Leur sauveur en l’occurrence était sale, loqueteux et boiteux, un vrai pirate, mais toutes le connaissaient des pieds à la tête pour l’avoir au moins une fois pratiqué. Il s’agissait du jardinier anglais Guy Bruche Tripehoude, transfuge du couvent de l’île aux Singes. Celui-ci fit irruption au milieu de nos Sœurs, si j’ose dire, exhibant à bout de bras, non pas son sabre au clair mon cousin, mais un fin rouleau de papier qu’il prétendit avoir ramassé dans son allée de choux gras. D’abord ulcérée par cette intrusion, la néomèresup consentit à porter un regard condescendant sur le petit cylindre du brave homme, avant d’émettre un ‘hum, hum’ de meilleur aloi que ses précédentes paroles.
‘Intéressant ! Serait-ce la clé ?’ murmura celle qui l’avait perdue depuis quelques temps*. Seules, la nonne Nat et la Sœur Ateni l’entendirent : elles se regardèrent sans pouffer. Quant à Sœur Petsikat qui vient de prononcer ses vœux, elle tendit bien l’oreille, mais manqua être éborgnée par la coiffe en treillis de Sœur Grelot, pénitente à Sion où elle prêche dans le désert et rédige un calendrier de l’avent 21.18. Elle décida d’aller s’en plaindre auprès de la sœur cuisinière antillaise Nounou Ogg, spécialiste du boudinboudinbou, dès qu’on lui laisserait un instant de répit.
La mère supérieure Euphrosine, après avoir promis que l’affaire ne serait pas close tant qu’elle ne serait pas réglée, congédia son petit monde, ne gardant auprès d’elle que sa vaguemestre Sœur Twinkie de Doy-Coupefin, la documentaliste Sœur Pomm, aussi verte de peur que lorsqu’elle était en présence de la sœur cuisinière avec laquelle elle était en bise bille depuis qu’elle n’ignorait plus sa spécialité, et la dernière venue à la congrégation, la toute jeune Sœur Byzantine à peine remise d’une mauvaise scarlatine attrapée en faisant le souk à Istanbul.
Changeant abruptement de sujet, elle laissa tomber anodinement mais après mure réflexion sans doute : « L’une d’entre vous s’est-elle rendue à la boîte aux lettres pour y relever le courrier, ce matin ? »**
Alors que les deux autres semblaient embarrassées, Sœur Pomm, de peur de se couper, et avant de regagner ses quartiers, s’empressa de répondre :
- J’ai juste vu Sœur Babouchka qui en revenait avec ce qui ressemblait à des dépliants publicitaires.
- Oui et même qu’elle en a donné à la novice Carole, » s’empressa d’ajouter Sœur
Byzantine qui savait Sœur Babouchka sa rivale auprès de la jeunette qu’elle avait prise sous son aile et à laquelle elle offrait en cachette les grilles de mots croisés de Laclos tandis que Babou, elle l’avait récemment découvert, lui prêtait celles, autrement plus difficiles d’un certain Zouzou ou quelque chose comme ça.
Chacune pourtant savait que cette rivale protection serait peut-être sans lendemain : en effet, la petite Carole ne prononcerait ses vœux que si Rockabilly, son grand amour à la banane, ne revenait pas sur sa décision d’épouser une fortune plutôt qu’elle, raison pour laquelle elle guettait chaque matin le Mercure de la Poste dans l’attente d’une lettre de son ancien prétendant.
«Ceci ne m’aide guère, laissa tomber la Mère supérieure perplexe, à moins que … »
Notre Mère semble avoir découvert une piste. Mais vous, chers Atlantzonniennes et Atlantzonniens, serez-vous aptes à décrypter le message sibyllin auquel conduisent les deux documents qu’elle a entre les mains ? Je n’en doute pas. Alors à vos crayons !
Envoyez-moi vos réponses en MP ; solution et verdict mardi 21 dans la journée
*Note du rapporteur : perdre la clé : avoir la diarrhée
** Note du rapporteur : Cette précision est absolument indispensable. En effet si certaines des Sœurs sont assez naïves ou recluses depuis si longtemps qu’elles ignorent que le courrier ne s’achemine plus à cheval, d’autres sont au contraire si expérimentées qu’elles déplorent, bien qu’en en ayant relevé de toutes sortes, de n’avoir pas de courrier à épingler à leur tableau de chasse.
La trouvaille du jardinier
Solution
La grille du jardinier était donc la suivante :
Rotative : GIRATOIRE
Brute : RUSTIQUE
Pas mûres : GAMINES
Possessions : DOMAINES
Semelles avec cordons : SANDALES
Pansements : BANDAGES
Brimez : BIZUTEZ
Article : LE
"Mais à qui doit-on les grandes énigmes de la Gazette ? A Razibus, bien sûr !"
Enigme n°9 : Qui sauvera Grelot ? (Babouchka)
Ce matin là, une drôle d’enveloppe arriva au 221 B, rue du Boulanger, le domicile du célèbre détective Kyrandia. C’était une enveloppe de papier marron, ordinaire et épais et qui visiblement contenait un objet de forme rectangulaire ni très lourd, ni très volumineux. Kyrandia était intrigué ; il n’attendait rien de particulier, n’ayant commandé ni livre, ni jeu d’aventure. Il n’y était fait aucune mention d’un expéditeur quelconque. Il prit sa loupe pour examiner la surface du papier, à la recherche d’empreintes ou d’indices qui auraient pu lui indiquer la provenance de l’envoi, mais n’ayant rien trouvé d’intéressant, il se dit que la meilleure façon d’en savoir davantage, serait finalement d’ouvrir ce paquet.
A l’intérieur, se trouvaient une cassette vidéo et une lettre manuscrite dont il ne reconnut pas l’écriture. Il lut les quelques mots avec stupeur :
« Nous avons capturé Grelot, si tu veux la retrouver vivante, rendez vous à Blackmoor Manor, ce soir, minuit. Signé : Le Gang des Rhemystes »
Au bas de la page, quelques chiffres
45-24-43-15-55 32-11 12-35-12-24-34-15-45-45-15 15-45 32-11 13-23-15-52-24-32-32-15-45-45-15 13-23-15-43-43-11
Kyrandia atterré, inséra la cassette dans son magnétoscope hi-tech. L’horreur se peignit sur son visage à la vue des premières images. Grelot était allongée sur un brancard, ligotée par des armatures métalliques qui lui interdisaient tout mouvement. A la plante de ses pieds dénudés, deux roues garnies de plumes, tournaient à vive allure, infligeant à la malheureuse d’insupportables chatouillis. Au dessus de sa tête, on pouvait voir un ingénieux mécanisme d’horlogerie, fait de poulies et de contrepoids, reliés à un énorme bocal rempli de mygales géantes, qui, d’ici quelques heures se déverseraient sur la prisonnière.
Pas de doute, c’était bien la signature du gang, ces facétieux amateurs d’énigmes et de jeux à la Myst ou Rhem-like, bande plus ou moins rivale des AtlantisAmerzoniens, et habituellement plaisantins de bon aloi, mais là, non, ils avaient poussé le bouchon trop loin !!!
Notre détective hâta les préparatifs. La route était longue jusqu’à ce manoir de Blackmoor, un vieux château en ruine situé dans le Devonshire. Lorsqu’il atteignit sa destination, la nuit était tombée depuis longtemps. Une lune blafarde éclairait faiblement un décor fantomatique. Comme il s’y attendait, l’imposante grille du parc était condamnée par une lourde chaîne de métal, dont il eut tôt fait de venir à bout en crochetant le cadenas. Les portes s’ouvrirent dans un grincement lugubre.
Pris d’une inspiration subite, il dirigea ses pas vers l’ancienne chapelle, la seule partie du site qui tenait encore à peu près debout. Sur son passage, une chouette hulula tristement à trois reprises, le faisant sursauter d’effroi. Il sortit sa torche électrique, balayant l’espace de ténèbres avant de s’engager sur l’escalier aux marches branlantes qui menait à la crypte. La lueur dérangea dans leur sommeil, deux chauve-souris, qui s’envolèrent dans un claquement d’ailes sonore, dont l’écho se répercuta sur les parois humides du sous-sol.
Kyrandia parvint au bout du long couloir sombre, barré par une porte de bois hermétiquement close. Il éclaira sa montre : minuit moins cinq… plus que quelques minutes …
Comment ouvrir cette porte, trop épaisse pour être défoncée. Il réfléchissait intensément aux indices laissés par les ravisseurs. La sueur coulait en longues traces froides le long de sa nuque… minuit moins une !!! Et soudain, il comprit ….Mais bon sang, c’était bien sûr !!!
Il y en avait une de trop …
Lorsqu’il eut ouvert la porte et bondi en avant, se préparant à l’assaut final, il fut stoppé net dans son élan par de joyeux éclats de rire et une bruyante ovation : toute la troupe était là, Axo, Lochness, Mika, et tous les autres, ainsi que Grelot qui se portait comme un charme, ayant prêté son concours à cette petite mise en scène destinée à tester les compétences de notre valeureux détective, La nuit se termina dans un chaleureux brouhaha, et promesses de retrouvailles vengeresses … gnark gnark !!!
Et vous, auriez vous su relever le défi, et résoudre l’énigme de la porte ?
Donnez moi vos explications par message privé. Correction mercredi matin 1er mars et bon amusement.
Solution
Comme vous l’aviez deviné, l’indice laissé par les Rhémystes constituait une phrase qu’il s’agissait de décrypter. Dans cette démarche, le chiffre 5 jouait un rôle capital, comme l’a si bien analysé Ateni, qui a même trouvé dans le texte, plus d’indices cachés que je n’avais eu conscience d’en mettre Roulement des yeux
Pour résoudre l’énigme, il suffisait de décomposer l’alphabet en groupe de 5 lettres, selon le petit tableau ci-dessous :
Bien évidemment, il sautait aux yeux qu’une lettre était en trop, une lettre de l’alphabet, et non pas une lettre de la phrase codée. Laquelle me direz vous ? Eh bien, au choix, parmi les dernières qui ne soient pas utilisées dans la phrase, pour ne pas en dénaturer le sens. Il allait de soit que le Z devait être conservé (petit piège dans lequel quelques-uns sont tombés, mais dont ils sont vite ressortis)
On obtenait donc la correspondance suivante :
11 = A
12 = B
13 = C
etc…
et la phrase se lisait :
TIREZ LA BOBINETTE ET LA CHEVILLETTE CHERRA
la suite demain...  |
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

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Posté le: 09 Mar 2006 16:47 Sujet du message: |
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Enigme n°10 : Objets trouvés (Guerline)
Au Relais An, le 29/02/06
Monsieur Lee Sterick
Chez Mimine et Chouchou
Sentier du Héron Quislacouldouce
00007 - La Chapelle Sans les Mains
Monsieur,
Je profite de la saison hivernale pour procéder à un ménage minutieux du gîte de la Chapelle Sans les Mains et c’est ainsi que j’ai découvert dans le grenier une malle renfermant divers objets. Ces objets ont été mis dans la malle par les successeurs de votre groupe avec ces quelques mots griffonnés sur un carton Atlantis Amerzone et Cie, rencontre du 1er au 3 avril 2005 : "objets divers appartenant aux personnes qui ont séjourné au gîte durant cette période".
Vous trouverez, ci-joint, une feuille sur laquelle j’ai mis en vrac le nom de tous les objets que j’ai trouvés. Vous voudrez bien en avertir les propriétaires afin qu’ils viennent les récupérer.
Permettez moi de vous faire part de mon étonnement concernant certaines "curiosités" se trouvant dans la malle et de me poser des questions quant au sérieux des participants de votre soi-disant colloque.... D’ailleurs à ce propos, je compte en toucher un mot au fameux détective Kyrandia Gramme, cousin d’Anna Gramme, afin qu’il mène une enquête sur cet intrigant rassemblement du premier week-end d’avril 2005 et je vous promets que lumière sera faite.
Puisque vous étiez l’organisateur de cette rencontre, je profite de la présente pour vous signaler que le voisinage s’est plaint des nombreuses cascades de rires qui ont résonné le long des bords de la Loire durant ce week-end ainsi que le bruit strident d’une alarme effrayant le paisible héron locataire du site, retrouvé le lendemain, aux dires des riverains, statufié sur un îlot au milieu du fleuve rugissant. Depuis le héron ne tourne plus rond et ne mange que du goujon, peut-être est-il victime de la grippungunya...
Enfin, pour répondre à ma curiosité, qu’est donc Atlantis Amerzone et Cie ? Quelle secte est-ce ?
Je vous prie de croire, Monsieur, bla bla bla bla bla bla
Mick Robbe
Le propriétaire
Seulement voilà, Chouchou est passé par là et pour faire une farce à son père, il a ajouté plein de lettres sur la feuille de Monsieur Mick Robbe, ce qui ne veut plus rien dire du tout et rend la lecture impossible.
Lee n’a guère le temps de remettre tout ça en ordre alors pouvez-vous l’aider à retrouver le nombre exact des différents objets mêlés sur la feuille ?
Adressez moi vos réponses en MP : deux points pour le nombre exact d’objets trouvés, un point si vous "brûlez".
Correction mercredi matin.
Bon amusement !
Solution
L’heure de la soluce a sonné. Il fallait donc trouver 22 objets, 23 avec la "poire" qui a ramené sa fraise alors qu’on ne lui avait rien demandé.
Voici le tableau corrigé :
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 15 Mar 2006 20:17 Sujet du message: |
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Enigme n°11 : la photo ! (Grelot)
Aaah! Que de bons souvenirs a réveillé la fouille de la malle de Guerline! Tous ces joyeux moments de franche rigolade, de solides agapes et de saine beuverie…
Heureusement que, pour aider à raviver ces souvenirs, beaucoup ont pris un tas d'images, images que l'on peut consulter à l'envi sur le site (lien) où Lee les a regroupées.
Mais il en est une que vous n'avez jamais vue. Et pour cause! C'est une de celles que j'aurais pu prendre si je n'avais pas oublié mon appareil photo.
Pourtant, je l'ai tant rêvée, cette photo de groupe, que je peux vous en donner une idée et la décrire "comme si vous y étiez".
A tout seigneur tout honneur, Lee est bien sûr au premier rang.
Sam, pour une fois, ne s'est pas mise totalement en retrait puisqu'elle est devant Montoutigro qui, timide, est toute contente de n'être donc pas aux premières loges.
A droite de Sam, Lochness cogite à la soluce du dernier jeu qu'il a fait.
Brigchat prend un peu le soleil et est à droite de Guerline et devant Fbc qui se demande où, mais où, elle a bien pu égarer sa petite culotte.
Razibus, taquin, essaye de faire des oreilles d'âne à Jade qui est juste devant lui, alors que Lorearte, plus prudente, s'est mise à sa droite.
La mignonne Montoutigro n'est pas si bien cachée qu'elle aurait voulue puisqu'elle est devant Razibus (et à droite de Lee).
L'incontournable Reardon a trouvé une "petite" place devant Jade et à droite de Brigchat.
Guerline et Morphée, toujours aussi inséparables, sont côte à côte et à gauche de Lee.
Que dire de plus, sinon que Jade est à droite de Lochness et devant Morphée?
Saurez-vous replacer chacun à la place où je le vois?
Attention:
Sauf spécification, derrière ou devant veut dire "au moins une rangée derrière ou devant". Et à gauche ou à droite signifie "au moins une colonne à gauche ou à droite" en regardant la photo.
Par exemple, A est "derrière" et "à gauche" de L, mais "juste derrière" E et "à côté" de B.
Solution
Quoi? Vous voulez en plus la réponse? Ah oui, pour les ceusses qui n'ont pas répondu... Clin d'oeil
Comme j'en ai reçu des superbes (des réponses), je ne vais pas vous imposer la mienne. Sachez juste que nous avions, de haut en bas et de gauche à droite:
Guerline - Morphée - Razibus - Lorearte
Fbc - Lochness - Jade - Montoutigro
Sam - Brigchat - Lee - Reardon
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 22 Mar 2006 20:25 Sujet du message: |
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Énigme n°12 : La bibliothèque (Pomm)
La bibliothèque de Manu 2000
Tout avait si bien commencé ! Ateni et Petsikat étaient encore toute abasourdies par la formidable nouvelle de leur embauche à la bibliothèque d’Atlantis Amerzone et Cie.
Manu 2000 avait bien besoin de leur service. Le salaire en dollars canadiens converti en roupie de sansonnet avait même permis qu’elles puissent emmener dans leurs bagages ce vieux Robert et la rousse petite stagiaire.
Les valises avaient été très vite expédiées. Elles n’avaient oublié ni leurs tuques à pompons ni leurs maillots de bain. Elles se savaient déjà attendues par Ombre célèbre reporter photo, et par Lise grande collectionneuse de saves. Pour le voyage, elles avaient fait provision de mots croisés de Razi-Morphée, et pris les 3 volumes d’une histoire sans fin de Satto.
Tout le forum d’AAC-France était là pour un au revoir à l’aéroport. Même Ratigane était venu avec son voilier qu’il avait eu bien du mal à amarrer entre deux bateaux-mouche sur le quai de Seine. Rockabilly, surveillé de près par son imprésario Vegetable man, avait lui aussi fait une brève apparition, entouré par une nuée de fans en extase. Mamie qui vous veut du bien avait tricoté deux belles écharpes à rayures pour que les pitchounes ne prennent pas froid chez les cousins. Bguy, le président du P A L E D était lui aussi présent, sa lunette astronomique en bandoulière (mais non, ce n’était pas lui qui l’avait « chipé « au Père Iscope ! ! ! ). Les petits nouveaux, Marie - Lou, Tiponch, Katew, Yoko 2, Eukaliptus, Papy 59 agitaient en rythme leurs mouchoirs.
L’accueil à l’arrivée fut fantastique. Ateni et Petsikat se mirent très vite au travail. La bibliothèque en avait bien besoin... C’était un sympathique fouillis plein de poésie et de mystère. Le rangement n’était pas la qualité première de Manu... Il avait même perdu la signature d ‘Ombre pour sa critique de Still life. Peu à peu, les livres retrouvaient leur place et la réputation de la bibliothèque AAC commençait à se répandre. La section jeux vidéo, jeux d’aventure, était bien fournie et les critiques et dossiers divers de JPP et de Reardon devenaient des incontournables sur le sujet. Robert et la rousse continuaient à se chamailler sur les mots, mais dans la bonne humeur et Ateni avait même entrevu des petits sourires complices.
Tout était parfait, d’autant plus qu’elles attendaient la visite de leurs amis du forum qui venaient consulter les ouvrages rares de la bibliothèque de Manu. Ce fut des retrouvailles chaleureuses avec Jade, Carole, Bguy, Reardon, Montoutigro, Grelot, et Lorearte.
Après un temps réservé à l’étude et aux recherches, tous se rassemblèrent autour d’un bon thé et de pancakes arrosés de sirop d’érable. Mais au retour : désastre, tragédie, calamité, drame, apocalypse, Robert n’avait plus assez de mots pour décrire la scène... Ce qu’ Ateni et Petsikat ignoraient, c’est que leurs amis étaient venus avec leurs avatars. Le youki de Jade avait joué à saute-mouton avec les ours de Carole, le matou de Reardon n’avait pas apprécié les oeillades du joli chat blanc de Lorearte, le snoopy de Grelot avait organisé une course effrénée avec le gros toutou de Montoutigro. Même le sabre laser de Bguy n’avait pu contenir tout ce charivari. Les rayonnages étaient par terre et tous les volumes éparpillés sur le sol.
Les avatars furent sévèrement priés de retourner sur le forum et de rester tranquille dans leurs vignettes. Puis tous se mirent au travail. En trois jours tout était réparé, et l’ordre régnait à nouveau. Enfin presque... Il restait dans un coin ce manuscrit inconnu.
Mais d’ou venait il ? Ou fallait il le classer ?
"Au soir de sa vie, le vieil homme aimait s’installer là, face à la montagne, comme hypnotisé, perdu dans ses contemplations, silencieux et rêveur sous le ciel étoilé. Il ruminait quelques paroles de sagesse : tous les hommes sont mortels, rien ne vaut la vie... A son âge, il cultivait son jardin et l’art d’être grand-père. L’homme, qui rit maintenant de son avenir, s’abandonnait à ses souvenirs, les laissant dériver comme une bouteille à la mer. Voyageur sans bagages, il avait vécu de si belles aventures, tant géographiques que sentimentales. Il n’oubliait rien, il rêvait tout.
Le bocage normand de son enfance était si loin... Il y avait joué comme un bon petit diable, avec les paysans des fermes environnantes. Emile, Marcel, P’tit René, lui avaient appris à tailler les gommes pour alourdir les flèches de son arc, à attraper les mouches sans les écraser, à pêcher à la main dans le ru. Il sentait encore l’odeur des crêpes de Valentine qui l’attendait toujours à son retour. La vie était si douce en ce temps là !
Sitôt atteint l’âge de raison, il dut aller à l’école. C’était, pour le petit, chose obligatoire, avait dit sévèrement son père.
Et puis il grandit. La joie de vivre s’envola comme la mouette à l’approche de l’albatros . Finis les fou-rires, les promenades, l’insouciance. Plus aucun caprice n’était permis, même sa mère ne s’attendrissait plus devant ses larmes. Il avait bien fait des essais d’école buissonnière mais la punition avait été cuisante... Une vraie déclaration de guerre. Pourtant, c’est en apprenant à lire avec Monsieur Horace qu’il avait pris goût aux grands espaces et à l’aventure. Partir, il ne pensait plus qu’à cela...
Durant son voyage en orient, il en avait vu des paysages, des eaux profondes qui miroitaient au soleil, des montagnes sombres ridées comme peau de chagrin, des déserts immenses où pouvaient s’épanouir, comme par miracle, de belles fleurs de cactus . Le rouge et le noir intenses formaient comme des taches sur le sable, puis s’évanouissaient dans le lointain
Mirages … La chaleur imprégnait encore ses souvenirs....
Candide, il revoyait le noir jais des yeux de Fatima, le roux flamboyant des cheveux d’Aurélia qui ondulaient sur des musiques orientales envoûtantes : la danse des sept voiles, la danse du ventre, ou la danse de Salomé. En Palestine il avait pu gravir le Mont des Oliviers, s’abandonner à ses méditations dans la grotte de Bethléem. Ses pas l’avaient conduit jusqu’aux rives du Gange, aux Indes, noires de pèlerins déguenillés. Il avait aussi savouré les nuits africaines, ses mystères, ses parfums, ses danses au son des tambours qui résonnent dans le cœur, la chasse au lion, la terre rouge et l’arbre des palabres.
Les visions fugitives du passé continuaient à le hanter. Des détails lui revenaient en mémoire, comment avec patience il avait rafistolé sa vieille valise cabossée avec du chatterton. Après le dernier voyage en Amérique, elle était restée définitivement sur le haut de l’armoire.
Il avait alors fait d’autres voyages, il avait goûté aux paradis artificiels et vécu une saison en enfer. La prison, ce mur de silence, avait été son médecin, malgré lui, et il avait retrouvé une paix intérieure.
A sa sortie, il était déjà presque un vieil homme. Et la mer fut sa redoutable maîtresse, douce, imprévisible, exigeante à la fois. Une véritable Lucrèce Borgia. Pourtant, de la mer il avait été un travailleur exemplaire, de la sueur avait coulé sur son front, de la peine il s’en était donné. En 93, quelle année terrible, il avait été mêlé pour elle à un crime en Italie, et les remords étaient maintenant ses châtiments. Pour soulager sa conscience, il entrait parfois dans une église, recherchait un coin sombre, près de l’autel de Notre-Dame, et brûlait un cierge. La prière n’était pas son fort, alors il balbutiait le Pater Noster de son enfance. Il s’en sentait plus léger, comme les feuilles d’automne qui un temps virevoltent, décrivent une jolie arabesque, puis malheureusement se ramassent à la pelle, et finissent en petit tas dans le caniveau.
Joie …Tristesse …Amours … Nostalgie ...
Maintenant, dans la maison du berger perdue dans les alpages, en faisant du feu dans la cheminée, il le savait... Il n’irait jamais à Paris."
21 novembre 1898
1 Quand l’intégralité de ce manuscrit aura été rangé à sa bonne place, combien y aura t il de volumes dans chacun des casiers de ce coin de la bibliothèque ? En sachant que le classement est alphabétique et qu’il se moque des titres nobiliaires ……
2 Quand tout cela fut terminé, Ateni et Petsikat changèrent les panneaux indiquant le nombre d'ouvrages sur chaque rayon. Elles s'aperçurent alors qu'en les lisant horizontalement, les nouveaux nombres indiqués sur les panneaux formaient les dates de naissance et de mort de 2 personnages en rapport avec le manuscrit. Qui sont ces 2 personnages ?
Solution
Le manuscrit inconnu était « truffé » de titres d’ouvrages littéraires mais la date du 21 novembre 1898 excluait toutes les œuvres antérieures. Il y avait sur l’image, 2 indices « Littérature française » et « XIX ème Siècle » ce qui écartait du classement les ouvrages étrangers
Voici le manuscrit décrypté : en vert les œuvres à classer - en rouge les exclus
"Au soir de sa vie, le vieil homme aimait s’installer là, face à la montagne, comme hypnotisé, perdu dans ses contemplations, silencieux et rêveur sous le ciel étoilé. Il ruminait quelques paroles de sagesse : tous les hommes sont mortels, rien ne vaut la vie... A son âge, il cultivait son jardin et l’art d’être grand-père. L’homme, qui rit maintenant de son avenir, s’abandonnait à ses souvenirs, les laissant dériver comme une bouteille à la mer. Voyageur sans bagages, il avait vécu de si belles aventures, tant géographiques que sentimentales. Il n’oubliait rien, il rêvait tout.
Le bocage normand de son enfance était si loin... Il y avait joué comme un bon petit diable, avec les paysans des fermes environnantes. Emile, Marcel, P’tit René, lui avaient appris à tailler les gommes pour alourdir les flèches de son arc, à attraper les mouches sans les écraser, à pêcher à la main dans le ru. Il sentait encore l’odeur des crêpes de Valentine qui l’attendait toujours à son retour. La vie était si douce en ce temps là !
Sitôt atteint l’âge de raison, il dut aller à l’école. C’était, pour le petit, chose obligatoire, avait dit sévèrement son père.
Et puis il grandit. La joie de vivre s’envola comme la mouette à l’approche de l’albatros . Finis les fou-rires, les promenades, l’insouciance. Plus aucun caprice n’était permis, même sa mère ne s’attendrissait plus devant ses larmes. Il avait bien fait des essais d’école buissonnière mais la punition avait été cuisante... Une vraie déclaration de guerre. Pourtant, c’est en apprenant à lire avec Monsieur Horace qu’il avait pris goût aux grands espaces et à l’aventure. Partir, il ne pensait plus qu’à cela...
Durant son voyage en orient, il en avait vu des paysages, des eaux profondes qui miroitaient au soleil, des montagnes sombres ridées comme peau de chagrin, des déserts immenses où pouvaient s’épanouir, comme par miracle, de belles fleurs de cactus . Le rouge et le noir intenses formaient comme des taches sur le sable, puis s’évanouissaient dans le lointain
Mirages … La chaleur imprégnait encore ses souvenirs....
Candide, il revoyait le noir jais des yeux de Fatima, le roux flamboyant des cheveux d’Aurélia qui ondulaient sur des musiques orientales envoûtantes : la danse des sept voiles, la danse du ventre, ou la danse de Salomé. En Palestine il avait pu gravir le Mont des Oliviers, s’abandonner à ses méditations dans la grotte de Bethléem. Ses pas l’avaient conduit jusqu’aux rives du Gange, aux Indes, noires de pèlerins déguenillés. Il avait aussi savouré les nuits africaines, ses mystères, ses parfums, ses danses au son des tambours qui résonnent dans le cœur, la chasse au lion, la terre rouge et l’arbre des palabres.
Les visions fugitives du passé continuaient à le hanter. Des détails lui revenaient en mémoire, comment avec patience il avait rafistolé sa vieille valise cabossée avec du chatterton. Après le dernier voyage en Amérique, elle était restée définitivement sur le haut de l’armoire.
Il avait alors fait d’autres voyages, il avait goûté aux paradis artificiels et vécu une saison en enfer. La prison, ce mur de silence, avait été son médecin, malgré lui, et il avait retrouvé une paix intérieure.
A sa sortie, il était déjà presque un vieil homme. Et la mer fut sa redoutable maîtresse, douce, imprévisible, exigeante à la fois. Une véritable Lucrèce Borgia. Pourtant, de la mer il avait été un travailleur exemplaire, de la sueur avait coulé sur son front, de la peine il s’en était donné. En 93, quelle année terrible, il avait été mêlé pour elle à un crime en Italie, et les remords étaient maintenant ses châtiments. Pour soulager sa conscience, il entrait parfois dans une église, recherchait un coin sombre, près de l’autel de Notre-Dame, et brûlait un cierge. La prière n’était pas son fort, alors il balbutiait le Pater Noster de son enfance. Il s’en sentait plus léger, comme les feuilles d’automne qui un temps virevoltent, décrivent une jolie arabesque, puis malheureusement se ramassent à la pelle, et finissent en petit tas dans le caniveau.
Joie …Tristesse …Amours … Nostalgie ...
Maintenant, dans la maison du berger perdue dans les alpages, en faisant du feu dans la cheminée, il le savait... Il n’irait jamais à Paris."
21 novembre 1898
Pour le casier ABC 12 + 6 = 18
Les paysans BALZAC 1843
La Peau de chagrin BALZAC 1831
L’Albatros BAUDELAIRE 1861
Les Paradis artificiels BAUDELAIRE 1857
René CHATEAUBRIAND 1802
Le Voyage en Amérique CHATEAUBRIAND 1827
Pour le casier DEF 17+1=18
Le petit chose DAUDET 1872
Pour le casier GHIJ 10 + 11=21
L’homme qui rit HUGO 1869
Les Contemplations HUGO 1856
L’art d ‘être grand-père HUGO 1877
Les Orientales HUGO 1829
Les Travailleurs de la Mer HUGO 1866
Lucrèce Borgia HUGO 1833
Quatre- vingt-treize HUGO 1874
L’année terrible HUGO 1871
Les châtiments HUGO 1853
Notre Dame de Paris HUGO 1831
Les feuilles d’automne HUGO 1831
Pour le casier KLM 24+4=28
Les Méditations LAMARTINE 1820
Caprice MUSSET 1837
Les nuits MUSSET 1837
Tristesse MUSSET 1840
Pour le casier NOP 16+2=18
Voyage en Orient NERVAL 1851
Aurélia NERVAL 1855
Pour le casier QRS 15+4=19
Valentine SAND 1832
Une saison en enfer RIMBAUD 1873
Un bon petit diable SEGUR 1865
Le Rouge et le Noir STENDHAL 1830
Pour le casier TUV 61+6=67
Sagesse VERLAINE 1880
Les Indes Noires de Jules Vernes 1877
Une bouteille à la mer VIGNY 1847
Le Mont des Oliviers VIGNY 1835
Chatterton VIGNY 1835
La maison du berger VIGNY 1844
Pour le casier WXYZ 04+1=05
La joie de vivre ZOLA 1884
Réponse à la question 2
En première ligne horizontale, on lit donc 1821 - 1867 (BAUDELAIRE)
En bas, on lit donc 1828 - 1905 (JULES VERNE)
Et pour les perfectionnistes, voici les ouvrages hors classement
Paroles PREVERT 1946
Tous les hommes sont mortels BEAUVOIR 1946
Voyageur sans bagages ANOUILH 1937
Bocage RONSARD 1554
L’Emile ROUSSEAU 1762
Les gommes ROBBE-GRILLET 1922
Les mouches SARTRE 1943
L’age de raison SARTRE 1945
La Mouette TCHEKHOV 1896
Essais MONTAIGNE 1572
Guerre et paix TOLSTOI 1869
Horace CORNEILLE 1640
Candide VOLTAIRE 1759
Salomé APOLLINAIRE 1913
Le lion KESSEL 1958
Le Mur SARTRE 1339
Le Silence de la mer VERCORS 1942
Le Medecin malgre lui MOLIERE 1666
Le Viel Homme et la mer HEMINGWAY1942
Crime et chatiment DOSTOIEVSKI 1866
Amours RONSARD 1552
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 29 Mar 2006 18:57 Sujet du message: |
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Enigme n°13 : la Pierre de Rosette (Razibuszouzou)
Lors d’une expédition archéologique aux îles Sandwich, l’exploratrice Grelot a découvert, enfouie sous un tas de vieilles boîtes de Coca-cola, une imposante pierre couverte de hiéroglyphes mystérieux. Comme vous le savez, notre aventurière préférée déchiffre couramment nombre de systèmes d’écritures : le chinois, le sanscrit, le hiératique, le linéaire B et même le SMS n’ont plus aucun secret pour elle. Mais ce jour-là, elle sèche lamentablement, comme les chaussettes de l’archiduchesse Marie-Lou. Pire, elle ne trouve aucune ressemblance avec les systèmes qu’elle connait.
Par acquis de conscience, elle consulte quand même l’encyclopédie en 24 volumes qui traîne toujours au fond des poches de son treillis : nulle mention n’est faite de cette écriture bizarre. Il semblerait qu’elle soit devant une pièce rare, un témoignage unique d’une civilisation inconnue.
De retour à Atlantis, elle s’empresse de montrer sa trouvaille au célèbre professeur Reardon, le titulaire de la chaire de POULE à l’université d’Atlantis. Rappelons à nos lecteurs qui ne seraient pas habitués à ces hautes sphères de la pensée que POULE signifie “Pôle d’Observation Universitaire des Langues et des Ecritures”.
Après plusieurs semaines de recherches ardues, d’analyses au carbone 14 et au pastis 51, le professeur établit qu’il s’agit d’une écriture extra-terrestre. Et oui, vous avez bien lu. La nouvelle est inouïe. Il s’agirait probablement d’une espèce de “pense-bête”, de liste de commissions, laissée il y a plusieurs milliers d’années par les habitants d’une autre planète venus prélever sur terre des substances indispensables à leur survie.
Encouragé pas ces premiers résultats, Reardon poursuit ses recherches avec enthousiasme, et trois semaines après, il traduit enfin le premier cartouche situé tout en haut de la pierre, qui signifie “ROSETTE”.
Pourquoi “Rosette” ? Reardon ne peut rien affirmer avec certitude... Mais certains soirs, quand il est d’humeur joviale (particulièrement après avoir dégusté quelques verres de Bâtard-Montrachet ou de Romanée-Saint-Vivant), sa moustache se met à frétiller, ses yeux à pétiller et il nous confie dans le coin de l’oreille : “Rosette ? C’est le prénom d’une petite extra-terrestre, une créature de rêve aux 3 yeux aguicheurs, à la jambe velue comme les mygales de ma copine Grelot (non je n’ai pas dit que Grelot avait les jambes velues), aux écailles douces comme le caractère de ma belle-mère, aux tentacules bleus et aux lèvres délicatement couvertes de pustules”. Et le professeur de continuer en chantonnant ce petit air guilleret :
“In ar'venant d'Marquette
J’ai rincontré Rosette
L’avot eune bielle nuisette
J’lui fait in brin d’causette
J’lui offre eune anisette
Mêm’ qu’elle m’a fait risette
Pour passer din l’Gazette...”
(Je signale au passage que cette chanson est en Ch’ti, l’une des langues enseignée au POULE par le professeur Reardon, qui lui même l’a apprise auprès de la meilleure spécialiste mondiale, j’ai parlé bien-sûr de Morphée).
Mais il s’interrompt bientôt : “Reprends-toi, mon vieux, ce n’est pas le moment de fantasmer, tout ça ne va pas m’aider à déchiffrer la suite de ce fichu texte”.
Effectivement, le professeur est bien bloqué. Il y perd son latin. Et je peux vous dire que pour un titulaire de la chaire de POULE, perdre son latin c’est catastrophique. Le pauvre Reardon en devient fou. Il se met à consulter la voyante extra-lucide Twinkie, il devient boulimique, se bourre d’exquis-mots. Il va même jusqu’à assister aux concerts de Rockabilly et à fumer de l’oignon séché dans l’espoir d’être saisi par une transe créative...
Comme il ne parvient plus à avancer seul, il publie ses recherches, fait appel aux plus grands savants d’Atlantis et d’Amerzone. Rien n’y fait. La pierre, que tout le monde appelle désormais “la pierre de Rosette”, reste définitivement muette. L’exploratrice Grelot finit par en faire don au musée d’Atlantis, où des milliers de détectives amateurs ou professionnels se pressent pour tenter de percer son mystère. Même l’inspecteur Kyrandia s’y essaye, en vain. Voici la pierre telle que vous pouvez la contempler au musée :
Les choses en seraient restées là si vous n’aviez pas poussé la porte du musée d’Atlantis à votre tour, en ce beau jour de début de printemps. Attirés par la beauté austère de la pierre, vous vous êtes mis à recopier ses étranges figures dans votre carnet de croquis. Vous rentrez chez vous et le soir, au lieu de regarder “c’est mon choix” à la télé, vous décidez de vous pencher une nouvelle fois sur ces dessins. Et c’est alors que le miracle se produit...
Et oui : en examinant de près les signes bizarres qui composent cet alphabet extra-galactique et en réfléchissant à l’origine de la pierre, vous êtes parvenus à déchiffrer tous les mots de la liste. C’est tout au moins ce que prétend mon petit doigt.
Je veux bien croire mon petit doigt, d’habitude il est assez fiable, surtout pour me gratter l’oreille. Mais ici, la nouvelle est tellement inattendue qu’un doute m’assaille. Seriez-vous plus fort que l’illustre professeur Reardon ? C'est difficile à croire. Si vous y êtes vraiment parvenus, il va falloir me le prouver en m’envoyant en MP la traduction de tous les mots dans l’ordre de la pierre. Correction mercredi matin.
Solution
Mesdames et messieurs, vous avez battu le record du monde et du Pas-de-Calais de participation à cette énigme. Le forum AAC compte parmi ses membres pas moins de 18 Champollion, et vous pouvez être fiers. Très content
Vous avez en effet facilement traduit la pierre de Rosette, qui contenait l'appétissante liste de courses suivantes : rosette, andouille, crépinette, pinard, pâté, rillettes, saucisson, boudin, terrine, mortadelle et paupiettes. Comme le concluait le professeur Reardon, il ne manquait plus que le pain et le calendosse pour avoir toutes les denrées du pique-nique parisien du mois de septembre !
La seule petite subtilité était le sens des mots : certains étaient écrits à l'endroit, d'autres à l'envers (dont le premier). Curieusement, aucun d'entre vous n'a trouvé la clé de lecture : comme dans les vrais hiéroglyphes égyptiens, il fallait suivre le regard des animaux pour savoir dans quel sens on lisait le mot. Et quand il n'y avait pas d'animaux, il fallait suivre le "sens du jambon", qui va de l'os vers la tranche, c'est bien connu...
Dernière édition par twinkie le 02 Juin 2006 13:49; édité 1 fois |
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 05 Avr 2006 19:40 Sujet du message: |
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Enigmes n° 14 : Poissons d'Havre-île (FBC)
Après avoir trié le contenu de la malle renvoyée par Mick Robbe, et adressé à chacune et chacun l’objet oublié, Lee décide d’emmener sa petite famille passer un week-end de repos bien mérité à Havre-île, station balnéaire sur l’Ile de Tonne-Air (petite précision : l’île de Tonne-Air se trouve à quelques miles au large de Brest). Le fond de l’air est un peu plus que frais mais il fait beau, le ciel est bleu, la mer est calme, les mouettes criardes volent au-dessus des flots.
Mimine, bien protégée par son coupe-vent orange et ses bottes assorties (pour que son époux et son poussin puissent la repérer facilement) est partie à la pêche à la crevette avec sa petite épuisette.
Lee se promène sur la plage, tous les sens en éveil, mais il est déçu : les filles d’Havre-île ne se découvrent pas d’un fil. Tant pis, au lieu de se rincer l’œil, il ira se rincer le gosier en buvant un verre de cidre. Sur le port, il repère une enseigne alléchante : « au repaire du loup-bar » Il entre dans le bistrot, et il est immédiatement assailli par une musique thonitruante. En quel thon joue donc le pianiste du bar, se demande-t’il ? En sole majeur, bien sûr, puisqu’il s’agit, ô surprise, de son vieux copain Razibuszouzou. Et les voilà partis à refaire le monde et à se marrer comme des baleines toute l’après-midi…
Pendant ce temps-là, Chouchou est inscrit à un stage de plongée sous-marine.
La première journée, Chouchou débusque des coquillages dignes des mers du Sud , des soles meunières, des bars à mines patibulaires, quelques thons thontaines , une bas-laine de corset, égarée, mais plongeant gaiement. Comme il veut les retrouver le lendemain, sitôt arrivé au vestiaire, il sort de son sac à dos le calepin et le crayon qui ne le quittent jamais et se met en devoir de tracer une carte illustrée localisant ses découvertes. Et comme il veut être le seul à pouvoir s’y retrouver, il la fait sibylline, cette carte, avec de maigres indices.
Il a dessiné sur sa carte toutes sortes de poissons aussi imaginaires les uns que les autres, ainsi que deux sirènes. Il faut là que j’ouvre une parenthèse : dans des temps reculés, Lee avait pris dans ses filets une ravissante sirène aux longs cheveux bruns. Il l’avait enfermée sur son site d’Atlantzone avec le zébrane. C’est tout à fait par hasard, en surfant sur la toile cirée de la table de la cuisine que Chouchou avait découvert l’existence de la sirène et du zébrane. Le sort du zébrane ne l’avait guère ému (il trouvait même qu’il avait eu de la chance de finir sur un pré aux herbes succulentes et non dans un quelconque cirque, ou pire, dans l’assiette d’un amateur de spécialités exotiques), mais celui de la sirène, qui ne pouvait patauger que dans une verre d’eau, l’avait révolté. Profitant de ce séjour improvisé, il l’avait transporté dans une bouteille remplie d’eau de vie et s’était empressé de la mettre à l’eau de mer dès son arrivée à Havre-île. Et il est bien content, Chouchou, car la petite sirène a vite trouvé une copine. Et demain, il retournera sur les lieux, retrouvera comme prévu les habitants de la mer là où il les a laissés, et fera ses adieux aux sirènes.
Ce soir-là, Mimine, une fois couchés et bordés ses deux hommes épuisés par leurs aventures, prépare une petite lessive, vide le sac à dos, et trouve la carte. Mimine est passionnée d’énigme, elle résout toujours très facilement celles qu’elle trouve chaque semaine sur son journal préféré, la Gazette d’Atlantis et d’Amerzone, elle en oublie la lessive …. Et bien sûr, elle va résoudre celle-ci avant la fin de la nuit, remettre la carte dans le sac à dos, finir la lessive, et surtout, surtout, ne soufflera mot de cette carte à quiconque et surtout pas à son mari.
Et vous saurez-vous localiser les poissons d’Havre-île découverts par Chouchou avant qu’Ateni, fidèle à ses habitudes, ne vous fasse une queue de poisson et ne vous grille au filet en se pointant bonne première à la bouée d’arrivée ?
Règles : par simplification, bien qu’il y ait des coquillages et une bas-laine, je ne parlerai que de poissons
- Chaque poisson, ayant besoin d’espace, ne peut en côtoyer un autre ; il est donc totalement entouré d’eau
- Leur taille varie entre 1 et 5 cases
- Les lettres indiquent les travées (colonnes ou lignes) ; les chiffres donnent le nombre de cases occupées par des parties de poissons dans la travée (les lettres ne vous serviront qu’à me donner la position des poissons, par ex : la baleine : Ab-Af, si vous ne voulez pas vous lancer dans une création artistique)
Solution
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 13 Avr 2006 20:20 Sujet du message: |
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Énigme n°15 : Qui est Qui et avec Qui ? (Morphée)
Afin de fêter dignement l’anniversaire d’AACie, les membres du forum avaient eu l’idée de faire une surprise à Manu
et à cet effet, d’organiser une petite sauterie au casino d‘Atlantis, mais, afin de rendre celle-ci plus originale,
il avait été décidé que certains d’entre eux se déguiseraient en choisissant un thème bien spécifique. Le but du jeu
étant de faire deviner aux autres et à Manu en particulier, le thème choisi et bien entendu…..
qui est qui…….et avec qui…..
Au jour J et à l’heure H, on vit donc arriver 16 de nos atlantzonien(ne)s, tel un troupeau bien discipliné, rangés
deux par deux et complètement méconnaissables. Manquait plus que notre Lee corne pour le rassemblement de tout ce
petit monde et on se serait cru revenu au temps de Noé……….
Afin quand même de donner quelques indices à l’assemblée, ils se présentèrent, à leur manière, ou plutôt à la manière
de celui ou celle qu’ils représentaient ……….
C’est vrai que c’est grâce à mes dents que j’ai pu rendre la liberté à mon compagnon et malgré que je sois un plus
petit que lui, il a eu besoin de moi, mais je devais bien ça à celui qui m’a donné la vie…….
Moi, je n’ai pas grande chose à dire, mais sachez que l’animal qui m’accompagne, à force de vouloir tenter de
m’égaler à tout prix, en a crevé…
Je suis paraît-il peu courtois et je reconnais avoir eu tort envers celui que j’accompagne. Quand il m’a supplié,
j’ai refusé mon aide. J’aurais dû le secourir lui qui était si chargé alors que je l‘ai laissé mourir…
Et moi qui ne demande rien à personne, pourquoi celui avec qui je suis venu ne pense qu’à me faire du mal et non
seulement à moi mais au frère que je n’ai pas. Je ne lui voulais pas ombrage, je voulais juste un peu me désaltérer………
Moi, je dois dire qu’avec mon compagnon, j’ai trouvé plus trompeur que moi et suis très mal content de mon stratagème.
pourtant j‘avais adouci ma voix et lui avais même dit que lui et les siens pouvaient vaquer sans nulle crainte à leurs
affaires…….
J’avoue que je ne tiens pas à parler de l’animal avec lequel je suis venu, et qui trouve tout simplement que ma
vitesse ne me sert pas alors qu’en quatre pas j’éloigne les chiens, les renvoie aux calendes et leur fait
arpenter les landes…..
Moi, je peux dire que l’animal que j’accompagne, une reine pourtant, pense que le destin la hait, mais au fond,
n’a-t-elle pas ce qu’elle mérite, n’a-t-elle pas, elle aussi, bien souvent, fait du mal aux enfants des autres…..
Quant à moi, je ne dirai qu’une chose. C’est que si j’ai fait de la peine à mon compagnon à qui j’avais pourtant
juré, foi de roi, que jamais je ne ferai ce que j’ai fait, c’est parce qu’il m’a menti, me cachant la vérité sous
un plus beau jour.
Que dire de celui qui m’accompagne, sinon qu’il est vrai que je l’ai supplié, mais il n’a rien voulu savoir et
il a préféré me laisser mourir avant d’être à la ville
Moi, quand vous me parlez, vous avez intérêt à me dire « votre majesté » et je ne veux pas non plus que l’on
me parle de cet animal avec qui je suis venu - un peu trop hardi à mon goût mais qu’importe, j’ai toujours
raison car je suis bien plus fort que lui…..
Moi, je suis bien triste et au fond, c’est de ma faute si de mes chers nourrissons, il ne reste que les pieds.
C’est vrai que mon compagnon, mon ami même, m’avait juré de ne jamais toucher à mes petits que je lui avais
décrits les plus mignons qui soient, mais ils n’étaient pas mignons du tout mais plutôt de petits monstres hideux….
Je ne vous dirai pas qui je suis, mais je peux dire que celui avec lequel je suis venu ne doit pas me porter
dans son cœur. Il faut dire que je l’ai quelque peu ridiculisé. Lui qui se croit un animal léger, il ne pense qu’à
brouter, dormir et écouter d’où vient le vent. Ceci dit, je vous laisse, je m’en vais de mon pas de sénateur
rejoindre mes amis…..
Moi, je ne parlerai pas de moi mais de celui qui m’accompagne et que j’appelle « sire » S’il me doit la vie, moi,
c’est la liberté que je lui dois. Lui possède la patience alors que moi je n’ai que force et rage….
Moi je ne dirai pas grand chose sur moi mais par contre je peux dire que j’envie très fort l’animal qui
m’accompagne, ce qui, entre nous, ne m’a pas porté chance….
Oh ! Moi! Sachez que même si je suis vieux, je suis adroit et matois et quant à celui qui m’accompagne,
ô combien trompeur, qui, soi-disant, avec moi voulait faire la paix, je suis sûr qu’il n’ira pas se vanter
que c’est moi qui l’ai trompé
Quant à moi, je sais bien que l’animal qui m’accompagne me dit que je devrais me taire, que mes plaintes
importunent toute la forêt et que par mon vacarme plus aucun animal n’a droit au sommeil mais comment puis-
je me taire, alors que j’ai perdu mon fils…
Après leur petite tirade, Manu n’étant pas encore arrivé, Chapa, toujours prévoyante, se chargea de distribuer à
tous les boissons qu’elle avait concoctées et dont elle détenait le secret de fabrication de mère en fille,
tandis que Marmotte et Montou mélangeaient de la marmelade de myrtille à de la mirabelle au miel (gourmandise
favorite de Manu)…. Quelques temps plus tard, peut-être dû aux ingrédients secrets que Chapa avait introduits
dans les cocktails, tous les invités s’en donnaient à cœur joie et de façon aussi bizarre qu’originale.
Byzantine, se balançait avec Brigchat au rythme d’une bourrée tout en baragouinant en bavarois le récit de
ses balades nocturnes, Guy guidait galamment Guerline qui galopait dans une gavotte plutôt gaillarde, Twinkie
et Tiponch se trémoussaient, en tournoyant et tressautant sur le tempo d’un tango, Fbc, feignant une fringale
phénoménale festoyait avec une telle fougue, que l’on craignit un moment qu’elle n’éclate….. Kyrandia, coiffé
d’un keffieh, caricaturait le karaoké en kazakh d’un kabyle, sur un air de country, Lorearte se lançait
laborieusement dans une lambada lancinante, Petsi, picorant par ci par là en chantant à tue tête, parodiait
avec Pomm, complètement paumée, un paso-doble sur un air de polka portugaise tandis que Perline, se pressait
paisiblement à petits pas posés, perdue dans ses pensées, prévoyant les péripéties qu’attendaient Perle dans
son périple perpétuel……. NounouOgg hurlait sur Reardon l’accusant d’avoir piqué la boisson qui lui était destinée,
faisant sursauter S@m et Satto savourant silencieusement en sautillant, une samba sensuelle, et réveillant Razi,
raplapla, qui, après avoir tant et plus gesticulé avec Jade le temps d’une java plus ou moins javanaise, soufflait
dans son coin, Et alors que Rati racontait à Reekoo en rigolant, sa récente ribouldingue au resto du Rajah
el Râ Mohlly, tentant de faire rire Nat grognant sur Noga qui refusait de lui narrer les nouvelles naïves et
navrantes d’une nymphette néerlandaise et que Rockabilly, réussissait à rattraper Carole courant devant lui
pour l’entraîner dans un rock acrobatique endiablé, Manu arriva enfin avec un certain retard pour ne pas dire
un retard certain, dû à quelques petits incidents. Il avait tout d’abord égaré ses lunettes, et comme il eut
été vraiment inconcevable que Manu paraisse sans ses lunettes, il avait mis pas mal de temps à les chercher
pour enfin les retrouver dans sa bibliothèque, coincées entre la Tristesse et la Joie de vivre.
Ensuite, comme un malheur n’arrive jamais seul, il avait complètement oublié où il avait mis son passeport
et afin d’éviter les frontières, il avait décidé d’utiliser le télétransporteur offert par Kyrandia. Mais voilà,
le problème est qu’il n’en avait pas encore bien saisi le maniement et de ce fait, se mélangeant un peu les pédales
ou plutôt les boutons, il avait atterri dans la forêt Amerzonienne mais avait dû repartir sur-le-champ, accueilli
par un comité de mygales géantes à la recherche de leur festin. Du coup, il avait mis tant bien que mal le cap sur
la Chapelle sans les Mains, espérant que Mamie Fbc serait encore dans les parages et pourrait lui expliquer le
maniement de ce foutu télétransporteur mais, manque de chance, il était tombé nez à nez avec sa remplaçante,
la mère sup. Ozitouard de la confrérie de Sainte Plombe (dont plus personne n’ignore les dernières mésaventures)
qui lui avait trouvé un air un peu palot et voulait à tout prix lui administrer une de ses potions miracle,
ce qui avait eu pour effet immédiat de le faire déguerpir en quatrième vitesse. Bref, après avoir survolé
Becassine les Trois cloches, failli se planter dans la Baie Arnéaise, et s’enliser dans la mare Garine, il était
enfin arrivé………….A son entrée, il trouva tout le monde en larmes!!!! Mais que se passait-il donc !!!!!
Etait-il possible que son absence ait pu faire un tel effet sur ses ouailles. Mais non, bien que l’absence
de Manu ait attristé tout le monde, rien de bien grave ne s‘était produit. Les larmes étaient tout simplement
dues au fait que notre ami Veg, voulant initier à la valse viennoise (chacun sait qu’il est un grand fan de
André Rieux) une Aténi rugissante de plaisir, s’était débarrassé de l’oignon qui ne quitte pour ainsi dire
jamais le sommet de son crâne, mais malencontreusement, Grelot, lancée dans un zapateado à la façon zimbabwéenne,
zigzagant tel un zébrâne zozo lâché dans un zoo, avait écrasé le dit oignon, dont les effluves quelque peu
corsées n’avaient pas tardé à faire leur effet sur les délicates prunelles de nos aventurier(e)s ce qui avait
valu à Babou, qui avait glissé sur l’objet fautif, le plus majestueux vol plané de son existence, atterrissant
aux pieds de Dolphinae et de Dragonlouve disputant une partie de dés et de Yoko imperturbable qui jouait au yo-yo
en faisant du yoga.
Après que chacun eut séché tant bien que mal ses larmes, Manu, armé de son appareil photo dernier cri,
décida de faire la traditionnelle photo qui paraîtrait en première page de La Gazette, mais voilà, comment faire
dans ce tohu-bohu où l’on ne savait plus qui était qui et avec qui était qui ….….(surtout qu’en plus, un petit
plaisantin s’était amusé à rajouter quelques petits intrus qui n‘étaient pas invités….)
Néanmoins, connaissant votre perspicacité, je suis sûre que vous pourrez très facilement reconstituer le petit
dessin dans le bon ordre, afin que Manu puisse immortaliser cet événement exceptionnel, et indiquer également
quel était le thème de cette petite mascarade.
Solution
Il s'agissait bien sûr des Fables de ce cher Monsieur de La Fontaine que tout le monde a aisément reconnues et personne ne s'est laissé piéger par mes petits intrus qui sont sagement restés à leur place - les "indices" pour faire correspondre l'avatar à l'animal ont par contre posé, pour certains, un peu plus de problèmes - les indices étaient basés soit sur l'animal lui-même (Guerline qui galopait) soit par rapport à la fable (Reardon accusé d'avoir piqué la boisson à Nounou) d'autres encore sur une expression (Razi qui soufflait.....comme un boeuf).
En ce qui concerne les bonus, j'avoue que ça me pose problème, chacune et chacun s'étant évertué à me donner une "jolie" réponse et elles sont toutes aussi originales les unes que les autres.
Néanmoins je donnerai le "super" bonus à Grelot qui m'a donné une réponse non seulement imagée mais très détaillée incluant la solution - pratiquement la même que celle que j'avais concoctée - un seul petit détail en ce qui concerne le lièvre - l'indice étant "courant devant lui" j'avais rajouté explicitement "devant lui" l'expression "courir" étant plutôt par rapport au lapin : courir comme un lapin - alors que celui qui court devant (dans une course) est appelé le lièvre - ceci pour votre information Clin d'oeil (toutes mes excuses à Twinkie que j'ai déguisé en "âne" Roulement des yeux c'était pour rire bien sûr Clin d'oeil )
ci-dessous donc la réponse et la solution de Grelot
Sur le thème de "Fontaine, je ne boirais pas de ton eau parce que justement ce n'est que de l'eau"
(ah bon? c'est pas ça?), nous nous sommes bien amusés.
En considérant que les 8 premiers participants se sont présentés dans le même ordre que les photos ont ensuite été prises, et si nous écoutons ce qu'il disent, nous avons:
Ces 8 groupes incarnent 8 fables de la Fontaine qui sont, dans l'ordre toujours:
1 - Le lion et le rat (12° fable du livre II)
2 - La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf (3°fable du livre I)
3 - Le cheval et l'âne (17° fable du livre VI)
4 - Le loup et l'agneau (11° fable du livre I)
5 - Le coq et le renard (16° fable du livre II)
6 - Le lièvre et la tortue (10° fable du livre VI)
7 - La lionne et l'ourse (14° fable du livre X)
8 - L'aigle et le hibou (17° fable du livre V)
Tous ces chiffres ne m'ayant rien apporté en tant qu'indices pour la suite, reste à deviner qui se cache sous quel déguisement... Plus délicat, les costumes étant vraiment bien faits...
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 20 Avr 2006 12:25 Sujet du message: |
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Enigme N° 16 : la chasse aux oeufs (Jade)
Selon une tradition millénaire, les enfants d’Atlantis partent chercher des oeufs dissimulés dans les rues de la ville le jour de la fête du printemps.
Rien d’original à cela, me direz-vous, vous en faites de même dans votre jardin. Détrompez-vous, il ne s’agit pas de vulgaires oeufs en chocolat, nous sommes en Atlantis que diable ! Non, il s’agit exclusivement d’authentiques oeufs de dragon et d’oeufs de serpent de mer. S’agissant d’espèces protégées, ces oeufs ne peuvent être mangés, ils doivent être rendus à leur propriétaire à la fin de la quête.
Quel est l’intérêt alors pour les enfants atlantes ?
Et bien sachez que sur chaque oeuf est écrit une lettre : une voyelle pour les oeufs de dragon, une consonne pour ceux du serpent de mer (parce que les serpents de mer, c’est bien connu, n’apparaissent que quand c’est oeufs qu’on sonne). En collectant les oeufs, les enfants peuvent ainsi former des mots, et un concours est organisé à qui formera le mot le plus long, une espèce de “scrabble” géant en quelque-sorte. Le gagnant du concours se voit récompensé par le célèbre bonnet de zébrâne, qui, comme vous le savez, consacre le “meilleur cruciverbiste de l’année”. Ce couvre-chef convoité donne droit à certains privilèges à l’école : le droit de corriger les fautes d’orthographe des professeurs, par exemple.
Chaque année, il incombe au ministre des oeufs d’organiser le concours et de collecter les oeufs. Il s’agit d’un poste à responsabilité, un ministère crucial dans le gouvernement atlante, qui n’est accordé par le roi qu’à des gens de confiance, souvent des anciens gagnants du concours. Collecter les oeufs, en effet, n’est pas une partie de rigolade. Ils ne poussent pas sous le sabot de la première licorne venue. Pour se procurer les oeufs de dragon et de serpent de mer, le ministre doit aller les “emprunter” lui-même, au péril de sa vie, pendant que les monstres sont endormis. Malheureusement nos sympathiques bestioles ont le sommeil très fragile. Le ministre doit habilement glisser dans le repas des pauvres créatures une goutte de potion Morphée, la potion qui endort pour 40 jours et 40 nuits, et je vous assure que ce n’est pas chose facile. Il arrive d’ailleurs que certains ministres ingurgitent par accident une goutte de potion Morphée, et quand ils reviennent à eux, un mois et demi plus tard, ils nagent dans la choucroute et pédalent dans le yaourt, ce qui, avouez-le, n’est pas courant pour un ministre (quoique ?). A propos d’accident, il parait que l’une d’entre nous est tombée dans une marmite de potion Morphée quand elle était petite, mais ceci est un autre sujet, et de toute façon je ne vous dirai pas qui, c’est un secret.
Heureusement, depuis quelques années, plus personne ne risque de pédaler dans la choucroute : c’est tout simplement le zoo d’Atlantis qui fournit les oeufs, grâce à l’amabilité de Madame Dragonlouve, sa nouvelle directrice.
Cette semaine, comme l’exige la tradition, la chasse aux oeufs est donc ouverte dans les rues d’Atlantis, et vous y êtes invités, grands enfants que vous êtes. Vous l’avez compris, les rues d’Atlantis seront pour nous les différentes pages du site AAC. Sachez que madame la ministre des oeufs (votre humble serviteur) a évité d’en placer sur les grands boulevards trop fréquentés : les pages du forum, les dossiers du prolifique professeur Reardon et de son acolyte Jpp, les pages de critiques et les pages des soluces. Les oeufs sont plutôt dissimulés dans des petites ruelles étroites.
Pour que vous sachiez à quoi ils ressemblent, voici un exemplaire (sans lettre) d’oeuf de dragon :
... et un de serpent de mer :
Quand vous aurez réuni tous les oeufs, vous pourrez former le nom d’un héros de jeu d’aventure. Chaque oeuf doit servir, et ne doit servir qu’une seule fois.
Pour gagner le concours, vous devez me révéler par MP et avant mercredi prochain :
1°) Quelles lettres avez-vous recueillies ? (Classez-lez par ordre alphabétique, ce sera plus simple pour repérer si vous en avez loupées. Inutile de préciser les emplacements.)
2°) Quel nom de héros pouvez-vous former avec ces lettres, et dans quel jeu intervient-il ?
Parviendrez-vous à glaner tous les oeufs et à coiffer le bonnet de zébrâne ? C’est ce que nous découvrirons dans le prochain numéro de la Gazette mercredi prochain. Bonne quête.
Ah, j’oubliais : les oeufs n’apparaitront que demain matin ,jeudi, car il est dangereux de les transporter en plein jour.
Solution
Je voudrais encore ajouter une précision pour ceux ou celles qui ont buté sur certaines lettres :
• dessins de Dragonlouve N° 2 : http://www.atlantisamerzoneetcie.com/images/dessins-dragonlouve/dragonlouve2+oeuf.jpg
• Les sorties (caché parmi les images de jeu, au dessus de Timelapse 2) : http://www.atlantisamerzoneetcie.com/les_sorties.php
• Et surtout, le fameux "X", qui fut pour certains un chemin de croix, dans "trucs et aides", Atlantis 1, le serpent à l'entrée de la grotte N°1 :
http://www.atlantisamerzoneetcie.com/trucs_aides/atlantis1_le_serpent_grotte+oeuf.jpg
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 26 Avr 2006 19:36 Sujet du message: |
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Enigme n°17 : Espionnite (Reardon)
Texte et conception Reardon, illustrations Razibus Zouzou
Je posai mon catalogue de jeux et tendis l’oreille. Des pas furtifs s’arrêtèrent devant la porte voisine, celle de l’appartement de Grelot. Je me levai sans bruit et allai me coller à la porte d’entrée. J’entendis qu’on frappait trois coups brefs et deux coups légèrement plus forts. J’étais tendu. Bien qu’elles tentassent de chuchoter sourdement, je reconnus immédiatement la voix de Pomm. Elle devait être avec Nat. Je me précipitai vers Fbc qui avait réussi à caser sa dernière Underwood dans le placard à balais et tenait d’une main assurée l’extrémité de son stéthoscope sur la cloison décorée au salpêtre. Je lui fis le signe convenu ; elle me répondit par un clin d’œil et enclencha le mode enregistrement de son émetteur radio bricolé par ses soins. Je traversai le séjour, ouvris la porte du couloir que j’avais graissée dans l’après-midi, et descendis à vive allure mais sur la pointe des pieds, les escaliers de marbre. Je me glissais dans la rue par la porte du hall juste tirée.
La nuit était froide et le crachin qui continuait de tomber réverbérait les néons du kebab et de la pharmacie d’en face. En dehors d’un chat famélique et borgne lorgnant une poubelle repue, la rue était déserte. Je remontais jusque chez Tiponcho et poussais la porte : la chaleur humide et l’odeur de graille étaient à peine supportables. En sourdine, revenu du paradis des musiciens, Miles Davis ne lâchait plus la coda de Summertimes.
Elles étaient toutes les trois perchées devant le bar. Morphée avait sa jupe fendue, Babou un feutre en cuir qui lui allait comme un gant et Petsi arborait sur le pull rouge moulant prêté par Twinkie, un collier de Jade acheté la veille aux puces. Je ne m’attardais pas sur les formes obusiennes que son wonderbra mettait en valeur, pas plus que sur les bas résille de Morphée dont on apercevait la couture, ni même sur le maquillage provoquant de la somptueuse Babou rehaussé par les créoles qu’elle portait depuis la Saint-Valentin. Un temps pour tout songeai-je en mon for intérieur ; les affaires d’abord.
- Alors, Professeur, du nouveau ? hoqueta Petsi.
- Venez, elles sont arrivées ! assénai-je, laconique.
Les talons aiguilles de Morphée sonnaient sur l’asphalte beaucoup moins discrètement que les charentaises de Babou. Nous franchîmes cependant le hall mais la blonde dut se déchausser afin de ne pas donner l’éveil à Lorearte et à Rockabilly qui avaient aussi loué un studio qu’ils partageaient en tout bien.
L’appartement était silencieux. J’espérais que Fbc ne nous avait pas fait un petit dans le dos. J’avançais silencieusement suivi de mes trois grâces. La lumière filtrait sous la porte du placard. Je fus rassuré. Si Fbc était partie elle aurait sûrement éteint. Elle sursauta quand j’ouvris la porte, jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule.
- Y a une de ces fritures, laissa t-elle tomber dès que nous l’eûmes entourée ; je ne sais pas si c’est Grelot qui fait des gambas ou si c’est autre chose. De toute façon, je n’y comprends rien, elles communiquent en langage codé. Tenez. Voilà ce que j’ai pu transcrire.
Je regardais avec stupeur les lettres alignées.
- Laissez-moi voir ça, murmura Morphée. Oh, avec une grille Excellettres, ça doit pas être compliqué.
Deux heures plus tard, on y était encore.
- Il ne reste plus que Kyrandia. Lui seul pourra nous décrypter ça ! déclara Babou en réprimant un bâillement.
Kyrandia, le fakir facto, résidait au bord de l’estuaire. Nous avions eu déjà recours à lui à deux reprises : pour l’affaire Ateni, une sombre histoire de réincarnation où quelques membres de notre société avaient été transformés en animaux et en particulier Ateni en lion, Zak en loup et Guerline en cheval et lors d’une autre enquête qui s’était déroulée pendant l’été indien et que nous avions baptisée le Cas Hibou, tellement elle avait été fascinante pour les souris du groupe d’intervention AAC au point que Manu, l’homme de l’ombre dont personne ne connaissait le visage dissimulé derrière des lunettes, avait dû prendre l’élan par les cornes pour remettre un peu d’ordre, mais ceci est une autre histoire.
Nous nous engouffrâmes donc dans la Dodge rouge de Razi : le musicien parti en tournée en avait laissé les clés à notre portée. La Dodge ne fit pas de caprice malgré le crachin soudain devenu adulte : une lourde pluie n’en finissait plus de tomber et à chaque instant, les essuie-glaces, hurlant de douleur, menaçaient de rendre l’âme.
Le manoir en tôle compacte de Kyrandia se trouvait sur les docks. Le sol gavé d’eau, jonché de papiers gras, de chiffons huileux et de bouteilles en plastique décaties pour avoir trop servi, était strié d’ornières jaunâtres presque aussi profondes qu’une fosse du Pacifique. L’odeur de marée était pestilentielle. Mêmes les prostituées familières du lieu avaient été déboutées par les intempéries, abandonnant les bittes d’amarrage qui tenaient encore en laisse deux cargos défraîchis probablement en partance pour Valparaiso ou Hong-Kong et sur lesquels veillaient ordinairement les grues.
Petsi fut la seule à pouvoir me suivre.
- De toute façon, on reste en contact radio, lui assura Babou après lui avoir fixé un miko sur l’épaule avec du sparadrap. Je reste avec Morphée, mais soyez tranquilles, j’ai toujours une paire de palmes en réserve ! Et si dans 10 minutes on n’a pas de nouvelles, on vous rejoint.
Aux pas de courses, pataugeant et dérapant à chaque instant, nous gagnâmes le manoir putride. La porte était juste poussée, Kyrandia ayant depuis longtemps renoncé à changer la courroie de cuir qui aurait dû la maintenir fermée. Redoublant de vigilance, je tentai de regarder par l’entrebâillement. Je ne distinguai rien. Je me glissai à l’intérieur. Le hall était obscur ; Petsi se collait à moi comme un chewing-gum sous une semelle. Je la sentis brusquement tressaillir.
- Vous avez entendu ? me chuchota-t-elle me gratifiant d’un pincement.
Des gémissements semblaient provenir d’une porte sur la droite. Je sortis mon paquet de Benjon & Eggs, un cadeau de Jade qui remontait à Pâques ou à la Trinité, et lui en proposai une.
- Merci Professeur, me dit-elle, j’ai arrêté à huit ans.
Je m’en collai une dans la commissure et nous nous approchâmes de la porte. A cet instant, une ombre sortit en trombe de la pièce, passa en force en nous bousculant et s’enfuit en direction des quais. Je pensai avoir reconnu Carole Croft, la femme de main de Marie Lou la Marlou, détalant comme un lièvre, mais je ne pouvais être sûr de rien. De toute façon, Morphée et Babou chaussées comme elles étaient ne lui laisseraient aucune chance.
- Vous savez qui c’était ? me demanda Petsi.
Je me contentai d’un mmmhhh ! pour toute réponse tandis que les gémissements reprenaient de plus belle.
- Je crois bien qu’on n’est pas les seuls sur ce coup, laissai-je tomber grand seigneur.
La pièce était sans fenêtre. Une lampe-tempête se balançait révélant un corps inerte ligoté dans un fauteuil de cuir usé. Petsi se précipita.
- C’est Chapajou, elle respire, mais elle est salement arrangée.
Tandis qu’elle se penchait sur la divine Chapa délirante pour tenter de la ranimer, je sortis ma lampe stylo de ma poche revolver et appelai le détective. N’ayant pas de réponse je me mis à fouiller le taudis. C’est complètement involontairement que je découvris le secrétaire à rabat coulissant, sous une chemise sale et un peignoir loqueteux étendus à sécher dans le débarras qui avait dû servir de cabinet de toilettes aux occupants prussiens après la débâcle de 71.
Je relevai le volet : le secrétaire était garni de jeux d’aventure neufs. J’en reconnus quelques-uns pour les avoir déjà vus chez Grelot.
- Par Sainte Perline, voilà ce que cherchait la petite sœur de Lara, me dis-je personnellement. C’est sûrement là-dedans que se trouve le code. Mais il va falloir être doté d’une sacrée perspicacité pour arriver à quelque chose !
Parviendrez-vous à déchiffrer le mystérieux dialogue transcrit par Fbc ?
Solution
- Devinez-qui j’attends…Vous n’allez pas me croire !
- Martin Mystère ?
- Non, certainement pas : il est parti à la recherche du trésor d’
Alkaïm
- Tex Murphy, alors ?
- Mais non ! Il est encore en Amerzone ou je ne sais où à
enquêter sur la malédiction du manoir de Blakmoor.
- On donne notre langue au chat
- Victoria Mc Pherson ! Elle m’a téléphoné, elle est de passage en
France pour le tournage de la suite de Still Life !
Précisions de Razibus :
Pour ceux qui ne savent pas comment on pouvait résoudre cette énigme, je dirais qu'il y avait 2 méthodes : la "méthode Carole" et la "méthode Morphée" (on pouvait aussi combiner les 2).
Vous l'avez tous compris, chaque lettre était remplacée par une autre, mais pas de façon symétrique. On ne pouvait pas déchiffrer le texte en décalant simplement l'alphabet de 1, 2, ou plusieurs crans, comme c'était le cas dans la première énigme de Morphée.
•Avec la "méthode Carole", on étudiait la fréquence de chaque lettre dans le texte. On observait ainsi que le "b" revenait 52 fois, le "j" 30 fois, etc..
La lettre la plus employée en fraçais est le "e", il était donc évident qu'il était codé par la lettre "b". On écrivait un "e" en dessous de chaque "b", et déjà on pouvait deviner certains mots, comùme "elle", qui se codait "bppb". En procédant de proche en proche on reconstituait ainsi toutes les lettres.
•Avec la "méthode Morphée", on repérait plutôt les groupes de mots qui avaient le même nombre de lettres que des noms de jeux. Guidé par l'assemblage de lettres alphabétique, on trouvaitt assez facilement le premier : "abcdebf ghd", qui représentait "devinez qui". On obtenait ainsi la signification de 8 lettres, qui nous permettaient très vite de repérer d'autres noms de jeux, comme "Amerzone" ou "Martin Mystère", et ainsi à restituer tout le texte.
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

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Posté le: 03 Mai 2006 20:48 Sujet du message: |
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Enigme n°18 : L'île au trésor (Nat)
La nuit était belle, pas un nuage ne venait obscurcir le tapis d’étoiles scintillantes qui illuminaient le ciel. Mais, assis sur la plage, un homme ne semblait pas s’y intéresser.
En effet, Guybrush Grepp…Treep…Threepwood (hum) déprimait. Voilà plusieurs mois qu’il attendait de partir à la recherche d’un trésor comme tout bon pirate qui se respecte. Mais sans équipage, sans bateau et sans carte… autrement dire sans rien du tout, il n’arrivait pas à grand-chose et sa volonté avait disparu ainsi que son moral d’acier…
Le regard perdu dans les vagues et songeant à ces aventures passées (il faut préciser, malgré ce que l’on pourrait croire, que Guybrush a vécu de nombreuses péripéties très connues d’ailleurs sur l’île d’Atlantis où les habitants se plaisent à les raconter encore et encore), il ne remarqua pas l’objet brillant flottant à la surface et qui se rapprochait à la faveur du flux des vagues. Il finit pas s’échouer au pied de notre ami. Ce dernier baissa les yeux et durant une fraction de seconde, il remercia le ciel (ou je ne sais quoi d’autre) d’avoir entendu son appel : une BOUTEILLE !!!
Croisant les doigts, il l’a déboucha (non sans mal, car avec les doigts croisés ça n’est pas facile, essayez pour voir). Une fois encore, ses prières furent exaucées, une carte y était enroulée. Emporté par un courant de joie, Guybrush se leva et courut à la taverne du village. Il fallait à tout prix trouver un équipage et un bateau.
Ne me demandez ni comment, ni pourquoi, mais, heureusement pour lui cette fois-ci, il trouva ce qu’il cherchait relativement vite (ceux qui connaissent les aventures trépidantes de ce célèbre pirate sauront que trouver un bateau et des hommes pour le faire naviguer n’est pas chose facile).
Dès le lendemain matin de sa fabuleuse découverte, Guybrush observait donc ses hommes s’activant sur le pont de son nouveau navire, "Le Blague Peurl". Il faut une fois de plus préciser qu’il n’y avait aucune femme à bord, ça porte soi-disant malheur (comme les lapins d’ailleurs !?). L’équipage était constitué exclusivement de solides gaillards :
- A la barre, Lochness, son second et meilleur homme, qui savait diriger les navires et les matelots d’une main de fer. Il faut vous préciser que ceci se passait il y a très longtemps : Lochness n’était pas encore l’amiral couvert d’honneurs que nous connaissons. Mais sa main était déjà sûre, et il secondait brillamment le capitaine Guybrush.
- Un autre Guy, que l’on appelait parfois B-Guy pour ne pas confondre avec le capitaine, faisait office d’astronome à bord. Il était responsable du sextant, mais comme il n’y comprenait rien, sa principale occupation était plutôt de tenter de lire les augures dans les entrailles d’un poulet…en plastique (pour éviter d’attraper la grippe aviaire).
- Ratigane, quant à lui, était déjà un fameux matelot. Nul n’avait son pareil pour s’élancer en haut des mats pour vérifier le voilage, se moquant du vent et des tempêtes. Sa vocation de marin est née lors de ce voyage mémorable. Plus tard, comme vous le savez, il occupera un poste éminent dans la marine suisse (si si, ça existe, je vous jure).
- Le maître-queux, vous l’avez deviné, n’était autre que l‘honorable monsieur Lee, grand chef cuisinier. L’expression "maître-queux" vient d’ailleurs de ce voyage, puisque chaque midi, tout le monde faisait la queue pour aller déguster les dernières créations culinaires du maître. Si vous interrogez l’honorable monsieur Lee, il prétendra qu’il est à l’origine de l’expression pour une autre raison, mais n’en croyez pas un mot.
- Le professeur Reardon, quant à lui, s’était embarqué dans cette aventure pour étudier les expressions bizarres que se lançaient les marins. Il ne comprenait pas comment on pouvait "hisser le grand phoque" alors qu’on naviguait sous les tropiques, ou "sortir le petit perroquet" en voguant vers Terre-Neuve. Et que dire des martingale, tire-vieille, garcette, bastaque, tapecul, et autres balancines ?
- Pour marquer la cadence et donner du cœur à l’ouvrage de tous les matelots, le capitaine Guybrush avait réuni un orchestre haut en couleur. "Réuni" n’est pas le mot exact, puisqu’en réalité cela s’est fait par hasard. Tout est venu du jeune mousse Rockabilly, qui avait tellement le mal de mer, qu’il ne cessait de gémir, malmené d’un bord à l’autre du navire. "Pierre qui roule n’amasse pas mousse", lui lançaient alors les marins plus aguerris. Et le pauvre Rockabilly d‘être encore plus malade en voyant qu’on se moquait de lui. Jusqu’au jour où il découvrit qu’en chantant il supportait beaucoup mieux les mouvements du navire. Dès lors, il passa ses journées à improviser des chansons, exécutant de sa voix rauque des variations sur le maudit slogan : "pierre qui roule". Un jour, il improvisa quelques paroles en anglais, tout en continuant à se dandiner d’un bord à l’autre du navire. Et voilà comment fut inventé ce style inimitable qu’il baptisa tout naturellement "rock ‘n roll". Du coup son copain Vegetable Man lâcha l’oignon qu’il avait dans la main, saisit sa guitare électrique et se mit à l’accompagner de quelques riffs torrides. Entendant cela, le vieux Razibus, ancien pianiste de cabaret, se joignit à eux, et voilà l’orchestre du bord constitué, et je peux vous dire que ça balançait encore plus fort que le roulis.
Le jour du départ, tout ce petit monde s’affairait sur le pont. Soudain, sur l’ordre de Guybrush, tout fier de pouvoir crier haut et fort ses volontés, l’ancre fut levée et les voiles se déployèrent. Le navire fila vers le large.
Lochness regardant sa boussole demanda : "Alors, Cap’tain ! Où doit-on mettre le cap ?"
………..Stupeur. Emportés par son élan, Guybrush n’avait même pas consulté la carte plus attentivement. Comme si de rien ne l’inquiétait mais tremblotant malgré tout, il répondit : "hum…et bien…heu…filez tout droit, je vais étudier le problè…la carte, je voulais dire la carte hihi".
Une fois enfermé à double tour dans sa cabine, il sortit la carte.
(pour faire apparaître la carte, cliquez sur la bouteille)
Oups…cette carte ne semble pas très claire : 6 îles, comment savoir laquelle est la bonne… Espérons au moins que ça ne soit pas l’île roossseee brrrrrr……
C’est alors qu’il remarqua une petite feuille de papier qui s’était collée contre la carte, avec un étrange tableau.
Cliquez pour agrandir
Qu’est ce que cela signifiait ?
Voilà notre brave pirate dans de beaux draps. Va-t-il devoir faire preuve d’humilité et demander de l’aide auprès de son équipage ou va-t-il y parvenir seul ?
Et vous, saurez-vous aidez notre ami Guybrush à déchiffrer la carte et le tableau pour le conduire vers l’île au trésor ?
Solution
Voici la solution à cette enigme.
Il s'agissait en fait d'un logicolor (ou "hajie" comme me l'a appris Kyrandia).
Désolé pour tout ceux qui ne connaissait pas ce principe. C'était un jeu de coloriage, le chiffres representant le nombre de cases à colorier avec la couleur correspondante.
On arrivait petit à petit à former un dessin :
Et voilà. La lettre C était représentée trois fois. En regardant les îles de plus près on peut apercevoir qu'elles ont la forme de lettre, il suffisait donc à Guybrush et son équipage de se diriger vers l'île C.
Dernière édition par twinkie le 05 Juin 2006 16:21; édité 1 fois |
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

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Posté le: 10 Mai 2006 19:41 Sujet du message: |
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Enigme n°19 : L'invitation (Grelot)
Tout le monde se souvient de l'énigme qu'avait posée la Pierre de Rosette. Mais combien se souviennent de cette pauvre Rosette, esseulée depuis si longtemps? Elle pourtant ne nous oublie pas. A preuve, la lettre que j'ai reçue il y a un certain temps, et même un temps certain. J'ai en effet pris le temps de vous la décoder car, depuis que Rosette sait que nous maîtrisons tous l'écriture gargolienne à la perfection, elle ne se donne pas le mal d'apprendre la nôtre, imitant en cela certains terriens qui, persuadés que le monde entier parle -ou du moins comprend- leur langue, ne s'échinent pas à en parler d'autres. Et l'hégémonie de leur sabir va jusqu'à ce que, petit à petit, insidieusement, nous truffons nos propos d'emprunts malsonnants.
Mais je m'égare, ceci est une autre histoire... Et je vous entends crier "la lettre! la lettre!". La voici donc:
" Chère Madame Grelot,
Je sais que vous avez participé à traduire le pense-bête de mon mari que vous connaissez sous le nom de Reardon. Depuis que j'ai retrouvé sa trace, j'attends toujours une réponse, une réaction de sa part à la lettre que j'avais envoyée à Monsieur Razibuszouzou. Pourtant je sais que celui-ci a bien transmis le message à mon mari.
J'en viens à penser que mon époux ne tient pas tant que ça à retrouver l'abri de mes doux tentacules. J'ai l'impression qu'il a pris ses habitudes sur votre planète où il s'est lancé dans un tas d'occupations passionnantes donc absorbantes. Et surtout, j'ai entendu dire qu'il y aurait développé des amitiés, voire plus. Connaissez-vous, par exemple, cette Chapajou dont il parle tant sur votre forum? Est-ce que l'expression "être scotchés" indique un rituel amoureux? Ou une pratique dont la décence qui règne sur ce forum m'interdit de parler plus avant?
Ou alors, tout simplement, mon mari ne tient pas à faire le long chemin de retour tout seul. Sans compter qu'il se peut que, bien qu'il soit encore jeune selon nos critères, il ne se sente bien vieux après avoir vécu tant de temps sur votre planète.
J'ai donc décidé de vous inviter tous à l'accompagner. Je sais que vous aimez vous retrouver régulièrement, et vous serez les bienvenus chez moi. La maison est grande et, comme vous pourrez le constater, notre monde ressemble beaucoup au vôtre, avec de petites différences bien sûr. Ainsi, nous ne buvons pas le punch coco, nous plongeons dedans. Encore que... je crois que certains terriens le font aussi...
Comme je sais encore que vous avez l'habitude d'être envoyée dans des expéditions ou des explorations toutes plus compliquées les unes que les autres, je suis sûre que vous n'aurez aucun mal à organiser ce voyage. Pour vous y aider, je joins d'ailleurs à cette missive un plan de notre système solaire, avec quelques renseignements sur nos voisins: ce serait bête de venir de si loin pour ne pas les visiter au passage.
Ma planète est, comme la vôtre, une "planète bleue". Vous ne pouvez pas vous tromper. C'est aussi simple à trouver que la statue de Charlemagne à Paris (Ici, je renonce à vous mettre le smiley gargolien pour "clin d'oeil", j'en fais encore des cauchemars!).
J'ai entendu dire que vous sacrifiez régulièrement tout au long de l'année au rite des "vacances", et plus particulièrement pendant votre saison chaude. De ce fait, personne n'aura de mal à se libérer, et donc nul n'aura d'excuse pour ne pas venir. Je vous attends tous, venez vite!
Rosette.
PS: Je signale au passage que notre soleil, qui s'appelait prosaïquement le 3,1416, vient d'être baptisé AAC en l'honneur de ceux qui ont si bien accueilli mon mari."
A la lettre était bel et bien joint un plan, ou plutôt une sorte de photo. Malheureusement, un problème dans la transmission fit que la photo m'est parvenue... en noir et blanc! Allez donc repérer une planète bleue là-dedans!
Maître BGuy, l'éminent astronome, fut aussitôt consulté. Il nous dit qu'en nous y mettant tous, nous devions bien finir par trouver ce système solaire.
Aussitôt dit, aussitôt fait et, des plus jeunes aux plus vieux , tout le monde se mit de la partie.
Nul besoin, je le suppose, de présenter le jeune Rockabilly conseillé par notre Manu (il y en a qui ont toutes les chances!), ou le Professeur Reardon (qui a visiblement trop joué sur da Vinci). Quant au troisième, il est trop loin pour dire... Serait-ce Eukaliptus?
Grâce aux talents des dessinateurs en herbe révélés par le site découvert dernièrement par Nat, nous avons même le portrait de quelques autres de nos chercheurs amateurs. On reconnait ainsi très bien, de gauche à droite, Maître BGuy, très bien équipé comme il se doit, la chevelure de Veg, ce doux rêveur de Kyrandia et enfin, Razibus, fasciné par la musique des sphères.
Las! Maître Guy avait beau exhorter ses troupes, leur conseillant de ne laisser nulle place où l'oeil ne passe et repasse, nos chercheurs eurent beau scruter deçà, delà, partout, de planète bleue point de trouvée... Ils ne voyaient rien, nib, nada, macache, que pouic!
Découragés, nos compères étaient bien près de déclarer forfait, quand Ateni, à qui rien n'échappe, se souvint que Rosette avait dit donner "quelques renseignements sur ses voisins". Elle eut alors l'idée simple mais géniale... de retourner la photo!
Et, au dos de celle-ci, chacun put lire ces mots:
"Notre système solaire comporte 6 planètes, toutes de tailles et de couleurs différentes. Par ordre alphabétique, il y a Absurdus, Bioscopia, Cythera, Daedalus, Enigma et Fabula.
Bioscopia est plus loin du soleil que la planète rouge qui est plus grande.
La planète brune (qui n'est pas Bioscopia) est plus grande qu'Enigma.
Absurdus, la planète rose, est plus grande que la planète verte qui est juste devant elle.
Cythera est la planète suivant la planète jaune (en partant du soleil).
La planète bleue est plus près du soleil que Daedalus, qui est plus petite.
La planète verte est, elle aussi, plus près du soleil que Fabula."
Eureka! s'écria Razibus à qui aucune langue étrangère n'est inconnue et aucune énigme ne résiste. Il savait en effet à présent à quoi ressemblait le système solaire de Rosette et quelle était sa planète. Nul doute qu'avec ces renseignements, Maître Guy allait nous tracer une route au petit poil.
Saurez-vous être aussi perspicace que Razibuszouzou?
Solution
Bip! Bip! Suite à un incident technique (le voyage commence bien), l'embarquement a été retardé de quelques heures.
Le fait est que tous les instruments électroniques de la base ont été scrontchés (type de panne absolument incompréhensible) lorsqu'un document de provenance inconnue est tombée dans les téléscripteurs.
Mais, je vous le donne en mille (et même en cent si vous voulez), qu'était ce document? Vous avez trouvé! Il s'agissait de la photo de Rosette en couleurs enfin !
On reconnait donc très bien à présent, en partant du soleil:
Enigma la jaune
Cythera la rouge
Bioscopia la verte
Absurdus la rose
Fabula la bleue (et donc planète de Rosette, notre destination)
Daedalus la brune
Tableau proposé par Carole :
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 18 Mai 2006 19:45 Sujet du message: |
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Enigme n°20 : Le grand Nostrazibus (Kyrandia)
Chers amis, fidèles lecteurs de la Gazette, j’ai le regret de vous annoncer que nous sommes dans la plus vive inquiétude au sujet de la santé mentale de notre rédacteur en chef Razibus Zouzou. Voici les faits :
Tout a commencé il y a une dizaine de jours, quand Razibus, profitant des premiers beaux jours, est allé faire une balade en vélo. Alors qu’il roulait sans les mains à proximité de la Chapelle du même nom, il a chu sur la tête. Du fait qu’il avait chu, son guidon était fourchu et ses pédales crochues, mais heureusement il semblait indemne. Il se mouchut un bon coup, renfourchut sa monture et repartit en sifflotant, comme si de rien n’était.
C’est de retour chez lui, en s’observant dans la glace, qu’il s’aperçut que le coup avait porté pile sur sa bosse des maths.
-Une bosse sur une bosse, cela fait une bosse au carré, une cara-bosse, quoi, s’écria Razibus. Youpi, tralalaïtou, grâce à ce coup du sort, j’ai attrapé des supers-pouvoirs, c'est sûr !
Effectivement, le soir même, il devina, en dépit des prévisions trompeuses de la météo, qu’il allait pleuvoir chez Ateni en Bretagne et faire beau chez Grelot en Provence.
C’est ce jour-là que Razibus décida de devenir voyant extra-lucide.
Ce n’est pas parce qu’il était tombé sur la tête que Razibus avait perdu son esprit méthodique. Il décida de tester différentes méthodes divinatoires avant de fixer celle grâce à la quelle il allait exercer son art. Il observa donc maître Bguy s’efforcer de lire l’avenir dans les entrailles d’un poulet en plastique. Il regarda la magicienne Twinkie se servir de sa boule de cristal, mais conclut qu’il se sentait plus attiré par la boule de pétanque. Il alla jusqu'à rendre visite au professeur Reardon qui, lui avait-on dit, lisait l’avenir dans le marc de café. Mais, vérification faite, il s’agissait du marc de Bourgogne dont il était grand amateur.
Aucune de ces méthodes ne convenant à son esprit logique, Razibus se souvint alors de Marie-Lou, la grande astrologue atlante. Il alla la voir, fut séduit (en tout bien tout honneur) et étudia auprès d’elle la mécanique subtile des mouvements des planètes.
Razibus retrouva dans son grenier une lunette astronomique, qui avait appartenu, dit-on, à un certain Père Iscope. Il la bricola à l’aide d’une vieille règle à calcul, d’une horloge détraquée et d’un fil à couper le beurre, et la transforma en lunette à observer l’avenir, en “lunette astrologique”, comme il l’appelait !
Il acheta une vieille roulotte et un chapeau de magicien (un peu ridicule, il est vrai). Il peignit une belle enseigne pour sa roulotte et distribua partout des petits prospectus ainsi rédigés :
Maître Nostrazibus, grand marabout, voyant extra-lucide, résout tous vos problèmes : argent, chance, amour. Si vous êtes perdu dans un jeu vidéo, si vous ne trouvez plus vos clés de voiture, le Grand Nostrazibus vous portera chance. Discrétion assurée, résultats garantis.
Plusieurs personnalités d’Atlantis se sont déjà laissées ensorceler par son discours. C’est ainsi que l’exploratrice Grelot est allée le consulter la veille du départ de sa nouvelle expédition en Amerzone, pour savoir si les auspices étaient favorables (j'ai dit les auspices, Reardon, pas les hospices de Beaune, tu peux te recoucher).
-De quel signe êtes-vous, demanda Razibus en saisissant sa lunette astrologique.
-Scorpion ascendant Mygale, répondit l’exploratrice
-Houla, votre vie ne manque pas de piquant. Vous allez courir de graves dangers, vous allez échapper de peu à la mort...
-Ouais, bon, la routine quoi, s’exclama l’héroïne en rigolant !
Un autre jour, Mère Fbc voulut être rassurée quand à la bonne moralité de ses nonnes.
-De quel signe êtes-vous ?
-Vierge bien sûr, qu’est ce que vous croyez ? Pour l’ascendant, je crois que c’est “s'agitèrent beaucoup”.
-Houla, en effet, je vois beaucoup d’agitation dans les dortoirs pendant la nuit. Vous devriez allez surveiller ça de plus près, ma Mère.
Et notre chère Fbc de reprendre dare-dare sa 2CV pour filer vers son couvent, toutes cornettes au vent...
Morphée, notre chère marchande d’exquis-mots, pénétra elle aussi dans la roulotte pour savoir si son commerce allait repartir, car ces temps-ci les affaires ne marchaient pas fort. Même sa revue fétiche “la langue française en jouant’ ne trouvait plus d’acquéreurs.
-De quel signe êtes-vous, Madame Morphée ?
-J’ai mots, ascendant vers sots
-Houla ma bonne dame, vous devriez plutôt vous reconvertir dans les gros mots, car je vois surtout des rats-mots, des fortissi-mots et des chaluts-mots.
Quant à Vegetable Man, notre célèbre guitariste, il voulut savoir s’il ferait carrière dans le rock.
-De quel signe êtes-vous ?
-Flamant rose, ascendant scarabée
-Houla, je vois une pluie de matière étincelante vous tomber sur la tête, mais je ne distingue pas bien : ce ne sont pas des confettis, ni des dollars... C'est curieux, on dirait des oignons.
-C'est absolument merveilleux, ne cherchez pas à comprendre, mais ça me fait très plaisir, répond le musicien en souriant.
Aujourd’hui, un membre du challenge des énigmes, dont nous tairons le nom par discrétion, a rendu visite à Razibus, oh pardon au grand Nostrazibus.
-Maître Nostrazibus, pourrais-je savoir quel lot gagnerait le vainqueur du grand challenge, si le jeu s’arrêtait maintenant ?
-De quel signe êtes-vous ?
-Quand sert l’indice, ascendant balance la soluce illico
-Houla, je distingue un merveilleux lot.
-Dites, dites, c’est quoi, s’te plaît ? Je double le prix de la visite!!!
-Ah, c’est très très net maintenant dans ma lunette, c’est ... oh après tout, venez regarder vous-même...
Et vous, serez-vous capable comme le grand Nostrazibus de lire dans le ciel du challenge, pour trouver le lot accordé au vainqueur ? Il est primordial d’indiquer comment il a fait.
Solution
Pas de grands discours, tout est dit dans certaines réponses, souvent illustrées, que je vous livre à la fin de la correction...
quelques remarques tout de même :
- J'ai accordé une deuxième réponse à ceux qui avaient trouvé le mauvais objet la première fois, mais qui avaient le bon raisonnement.
Souvent à cause du fait d'avoir oublié de tourner le ciel, pour faire apparaître la fameuse BROUETTE. J'ai donc pas été d'une sévérité extrème
En vrac, j'ai eu une lampe torche, un banjo (voir réponse Grelot ), une clef Anglaise, un OVNI, un diamant, un micro, un téléphone, une guitare...
- Le texte caché autour qui ne servait à rien, a tout de même été traduit par 4 gagnants, bravo à eux
- La clé qui consistait à relier les avatars entres eux, était sous vos yeux, la carte du ciel représentant les vraies constellations (coupe...), cette carte devait servir de déclic.
- Ceci amenait à un jeu classique de points à relier (très prisé dans notre lointaine jeunesse), où l'ordre correspondait au classement du challenge.
Pour trouver l'ordre du challenge 2 indices, un sur la carte qui ne représentait que les membres ayant participé au challenge à ce jour, et dans le texte "si le challenge s'arrêtait maintenant...
Ceux qui ont relié les avatars selon l'ordre alphabétique...
- Merci enfin à Nostrazibus qui a pratiquement pondu tout le texte, à partir du dit personnage qui n'avait que le nom, lorsque je lui ai proposé l'énigme il y a de ça longtemps...
Réponse illustrée de Morphée :
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 26 Mai 2006 14:12 Sujet du message: |
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Enigme n°21 : Où est donc Eugène ? (Ateni)
Adrien, Nat, Ateni et Grelot ont rendez-vous dans la salle des fêtes du village de Rockabilly, petit canton perdu dans la campagne bretonne, où il trouve l'inspiration pour ses charades et ses partitions en cultivant ses artichauts et ses choux-fleurs .
Avec Montoutigrou, il a monté un orchestre de rock ( ne leur dites pas mais c'est médiocre, ils sont persuadés d'avoir du talent ... ) dont la chanteuse n'est autre que Morphée qui se prend pour un angelot, mais qui a une voix qui ferait fuir le diable lui -même ! Et que dire de la bière, chaude et amère à souhait, des serveuses aux aisselles poilues, sans parler des lieux d'aisance - pour être polie - continuellement bouchés ....
Durant la soirée, ils s'aperçoivent de l'absence d'Eugène, le copain que Bab s'est fait sur le bateau en fève-rillettes, en tout bien tout honneur bien sûr, c'est un garçon sérieux !
Où est-il donc ce bel hidalgo au marcel immaculé, aux cheveux gominés et aux biceps qui feraient pâlir d'envie un haltérophile nourri aux hormones ?
Un doute plane sur le groupe : a-t-il bien reçu son carton d'invitation ( la poste de ce bled a régulièrement des problèmes depuis que la factrice a perdu son monocle )
ou alors, c'est lui qui a changé d'adresse sans prévenir, effrayé par l'appétit sexuel d'une personne que je ne nommerai pas, mais qui ne va pas tarder à arriver
dans la salle des fêtes elle aussi , et qui va se mettre à hurler si elle ne le voit pas…
La petite troupe est embêtée pour la jolie poupée russe, d'autant qu'elle a enfin pu se libérer de son mari, gentil au demeurant, mais un peu collant ( il ne la quitte
pas des yeux depuis sa dernière disparition à nouilles orque) .
- Alors, que peut-on faire, se demande la bande, effrayée des conséquences qu'une telle absence aurait sur leurs tympans déjà mis à mal par le rock – disons inimitable – de l'orchestre .
- Heu répond Adrien, j'ai bien une idée….
- Adrien, une idée, pas possible , s'écrie le groupe toujours prêt au compliment, soudé devant l'adversité .
- Pourquoi ne pas demander à Razi, il a souvent de bonnes idées ( ça c'est pour se faire bien voir ! ) , et puis il a peut-être l'adresse lui, ça ne coûte rien de lui demander ! Il pourra sûrement nous aider, il est très doué ( là il en fait trop ! )
Le petit groupe part donc retrouver Razi dans son auberge bretonne de caractère, avec crêpes au beurre salé, biniou comme réveil-matin, et femme de chambre en coiffe et sabots .
Et là, surprise , damnation et ventrebleu : mais il n'est pas seul, il est accompagné de Petsi, la pitchoune célèbre !!! Une horrible gêne s'installe, qui aurait pu imaginer cela , une liaison entre notre musicien préféré, et la créature au wonderbra, moulée dans un pull rouge !
- Désolés, pardon, excuse-nous de te déranger Razi, mais nous avons besoin de ton aide, il faut absolument retrouver Eugène, autrement on court droit à la cata !!!
Ah et nous ne parlerons à personne de votre liaison, n'aie crainte, juste à Vegetableman qui est d'une discrétion absolue tu le connais, c'est le moins que l'on puisse faire, le pauvre est si triste depuis qu'il a perdu son oignon à bord d'un bateau corsaire, nous lui changerons les idées grâce à cette nouvelle – euh comment dire – croustillante …
- Et ça fait longtemps que ça dure votre liaison ??!!
- Rien ne sert de courir, il faut partir à point , patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, répond le pianiste, très énigmatique . Une lumière jaillit au-dessus de sa tête, faisant sursauter tout le groupe, ébloui par la rapidité de déduction de leur ami .
- Et alors, tu as trouvé quelque chose ?
- Il n'est pas loin, je vois beaucoup d'eau, et pour le retrouver, il suffit de relire cette petite histoire !!!!
Et vous, saurez-vous nous dire où se trouve Eugène ? Dépêchez-vous, les hurlements de Bab deviennent difficilement supportables
Solution
Il fallait tout d'abord relever toutes les MAJUSCULES
Ca donnait : ANAGRAMME DE BOULAHAAPRILREPUDREAVERUEI
Ca donnait donc : AU REPAIRE DU LOUP-BAR–HAVRE ILE ( les personnes qui m'ont donné au repaire du Loup Bar de Havre-ile ont tout bon aussi, le de du départ pouvant très bien être placé là . ) |
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twinkie Membre vétéran certifié AAetcie !

Inscrit le: 13 Jan 2004 Messages: 2050
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Posté le: 02 Juin 2006 13:45 Sujet du message: |
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Enigme n°22 : Première mission (Carole)
-“Alors là il dépasse les bornes” s’exclama rageusement Twinkie en déballant l’enveloppe que le facteur lui avait déposée en fin de matinée.
Twinkie venait d’être recrutée par le détective Kyrandia. Elle avait entre les mains son premier ordre de mission, qui consistait ... en une simple disquette, sans aucun mot d’explication. Dès réception de l’enveloppe, elle avait jeté rapidement dans sa valise une brosse à dent, quelques roupies de sansonnet, du linge de rechange, 6 paires de menottes et le dernier numéro de la Gazette pour tuer le temps si par malheur une filature s’éternisait. Elle s’était précipitée vers la gare du télétransporteur en plein cœur d’Atlantis, sans même prendre le temps d’ouvrir la missive. A l’instant où ce récit commence, Twinkie venait donc de prendre place dans le télétransporteur et s’apprêtait à lire les instructions pour programmer sa destination quand elle s’aperçut que les choses n’étaient pas aussi simples....
-“Il est complètement parano, ce mec ! Il ne peut pas écrire ses instructions noir sur blanc comme tout le monde ? En plus c’est une disquette qui date de Mathusalem. Où vais-je pouvoir lire une antiquité pareille ?”
“Mais j’y pense ! Le vieil ordi qui traîne dans mon garage... Aux dernières nouvelles il est toujours en état de marche, bien que je ne l’aie pas allumé depuis un siècle. Il faut avouer que c’était du matériel fiable, pas comme ces machins modernes qui tombent en panne au moindre courant d'air. Allez, ouste, je repasse en vitesse à la maison. Elle ne va pas me résister longtemps la disquette du sieur Kyrandia.”
Elle avait passé son entretien d’embauche il y a quelques jours et tout s’était fort bien passé. A la fin, Kyrandia l’avait félicitée :
-”Ah, madamoiselle Twinkie Lowat, vous avez fait des étincelles. La puissance de vos déductions feront la lumière sur les affaires les plus ténébreuses, j’en suis sûr. Justement je vais avoir une mission pour vous. Je suis sur la piste d’une bande de 6 dangereuses espionnes Il faut abolument leur mettre la main au collier toutes en même temps, pour les empêcher de mettre leurs informations à l’abri et de reformer leur réseau. Je viens d’apprendre qu’elles doivent tenir une réunion secrète dans quelques jours. Seul le lieu m’est inconnu pour l’instant. Etes-vous partante ? ”
-”Bien sûr”, répondit Twinlkie, toute fière d’avoir la confiance du grand détective.
-“Alors c’est d’accord. Je vous préciserai le lieu et les modalités de l’arrestation par courrier. Vous devrez alors vous mettre en route tout de suite. Ce ne sera pas trop dangereux, rassurez-vous”, avait conclu le détective en lui serrant la main.
-”Oui mais je pourrais savoir au moins le nom des personnes que je dois arrêter. Et d’abord qu’ont-elles fait de mal ?”
-”Tsss tsss, vous saurez tout cela en temps utile, faites-moi confiance.”
Et voilà pourquoi Twinkie se retrouvait comme une idiote, installée dans le télétransporteur sans savoir où aller. Pestant contre cet imprévu, elle bondit hors de la gare, s’engouffra dans sa voiture, démarra en trombe et se dirigea vers chez elle, non sans brûler quelques feux rouges au passage. Elle n’avait vraiment pas de temps à perdre : la réunion secrète devait avoir lieu le soir même. Elle stationna en double file devant sa maison et se précipita dans son garage pour allumer son vieil ordinateur. Fébrile, elle inséra la disquette. “Pourvu que ça marche...”. Ouf, le programme se lança convenablement.
Mais c’est alors que les choses se compliquèrent... Le moins qu’on puisse dire, c’est que Kyrandia ne livrait pas ses instructions de façon claire. Twinkie s’effondra, les larmes au bord des yeux : “Et bien pour une première mission, ça commence plutôt mal...”
Juste à ce moment-là, on sonna à la porte. C’était vous. Vous passiez par hasard, dire un petit bonjour à votre copine Twinkie.
-”Ah, c’est toi, salut. Ecoute, j’ai un gros problème, là... Je dois lire les instructions de mon patron sur cette disquette, mais il est complètement givré du ciboulot, il ne s’exprime que par énigmes, je n’y comprends rien. Toi qui a l'esprit logique, tu pourrais m’aider, s’il te plaît ? Tu me sauverais la vie...”
Pour lire la disquette, cliquez sur l'image. Comme il s'agit d'une vieille disquette, il est possible qu'il y ait un certain temps de chargement
Etes-vous parvenus à aider la pauvre Twinkie et à sauver sa carrière en déchiffrant cette fameuse disquette ? C’est ce que nous saurons mercredi prochain... D’ici là, vous pouvez me révéler le résultat de vos recherches en répondant à ces 3 questions :
- Où doit avoir lieu la réunion secrète des espionnes ?
- Qui sont les 6 espionnes ?
- Pourquoi faut-il les arrêter ?
Solution
Réponse de Nat :
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